L'armée iranienne affirme que les navires américains restent à distance de ses côtes en raison de la puissance des forces navales iraniennes, rejetant catégoriquement les allégations de Washington selon lesquelles celles-ci auraient été affaiblies ou détruites.
Le général de brigade Mohammad Akrami-Nia, porte-parole de l'armée, a déclaré que les forces navales iraniennes restent déployées dans la mer d'Oman, la mer d'Arabie et le nord de l'océan Indien, où elles maintiennent leur contrôle.
"Les navires américains n'ont pas été et ne sont toujours pas autorisés à s'approcher de nos côtes", a déclaré le général Akrami-Nia. "Le fait que des bâtiments américains opèrent actuellement à très grande distance des côtes iraniennes démontre la puissance militaire du pays."
"Si, comme l'affirme [le président américain Donald] Trump, la marine avait été détruite, l'ennemi se serait approché des côtes, mais il n'ose pas le faire", a-t-il ajouté.
Ces propos font suite aux affirmations répétées de Trump concernant la destruction des forces militaires iraniennes. Le général Akrami-Nia a qualifié ces déclarations de "fausses", et a affirmé : "Nous sommes présents dans la région et nous la contrôlons."
Un porte-parole du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé le 9 septembre que les navires de guerre américains s'étaient éloignés d'au moins 400 kilomètres du détroit d'Ormuz et qu'aucun bâtiment de guerre américain ne se trouvait alors dans le golfe Persique.
Les déclarations du porte-parole de l'armée s'inscrivent dans une série de prises de position iraniennes sur les capacités navales américaines dans la région. Un vice-président du Parlement iranien a récemment affirmé que le ciblage de navires de guerre américains et d'installations abritant des commandants américains ne représentait qu'une "fraction" des capacités iraniennes.
Il a également adressé un avertissement à Washington et à Trump. "S'ils commettent à nouveau une erreur d'appréciation et lancent une nouvelle agression, ils seront ciblés de manière plus décisive, plus étendue et plus énergique qu'auparavant et seront contraints de subir une lourde défaite", a-t-il déclaré.
Le porte-parole de l'armée a par ailleurs rejeté les versions américaines concernant une opération présumée menée début avril pour secourir un pilote américain en Iran, ainsi que l'interview accordée par celui-ci à propos de cet épisode. "Comme l'ont également annoncé les médias occidentaux et américains, ces pilotes ont été invités à comparaître devant la caméra et à faire ces déclarations", a-t-il dit.
Selon lui, leurs récits sont manifestement déconnectés de la réalité. Les États-Unis cherchent à créer un mythe de leur propre invincibilité, tel qu'il est dépeint dans les films hollywoodiens, et à projeter cette image dans le monde entier.
Les propos du pilote, diffusés en début de semaine dans le cadre d'un reportage de l'émission "60 Minutes" de CBS News, ont suscité l'indignation d'internautes et d'experts militaires. Dans un extrait de l'interview, le pilote affirme avoir percuté le sol à environ 160 km/h, mais n'avoir été que légèrement blessé avant de pouvoir reprendre de l'altitude.
Par ailleurs, une évaluation de l'inspecteur général du Pentagone a également mis en lumière l'impact de la guerre sur la présence militaire américaine au Moyen-Orient. Elle affirme que les frappes iraniennes ont endommagé ou détruit des centaines de bâtiments et de structures sur les bases américaines, et ont épuisé les stocks de munitions essentielles.
Les attaques ont perturbé le dispositif militaire régional de Washington, entraînant le redéploiement de personnel, de matériel et d'installations de stockage, tout en affectant la logistique navale et médicale. L'évaluation estime également les dégâts causés aux installations diplomatiques américaines dans la région à environ 184 millions de dollars et prévient que certaines modifications de la présence militaire et diplomatique américaine pourraient devenir permanentes.
Les États-Unis et le régime israélien ont lancé leur guerre d'agression illégale contre l'Iran, le 28 février, ce qui a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts commandants militaires.
En réponse, les forces armées iraniennes ont pilonné les installations militaires américaines et israéliennes dans toute la région, les contraignant à un cessez-le-feu après 40 jours. Un mémorandum d'entente, négocié par le Pakistan, a été signé en juin entre les présidents iranien et américain afin de mettre définitivement fin au conflit. Cependant, plusieurs affrontements ont éclaté depuis juillet, les États-Unis n'ayant pas respecté leurs engagements au titre du mémorandum.
