
• Troy Meink, secrétaire de l'armée de l'Air, a déclaré, le 14 septembre 2026, à l'Air, Espace & Cyber Conference de National Harbor que : "les États-Unis disposent désormais d'armes de contrôle spatial en orbite capables de défendre les forces interarmées contre toute action hostile. [...]
Depuis plus de dix ans, nous exprimons notre inquiétude quant au développement d'armes spatiales par les Chinois, les Russes et d'autres pays. Nous nous efforçons de garantir notre protection et notre capacité à opérer dans cet environnement, comme nous le faisons depuis des décennies."
☞ Contrairement aux propos de Troy Meink, la Russie et la Chine ont toujours affirmé ne pas envoyer d'armes dans l'espace.
☞ En signant le traité sur l'espace de 1967, les États-Unis se sont engagés à ne pas placer d'armes de destruction massive en orbite terrestre.
• Le général Dan Caine, président du comité des chefs d'état-major, a déclaré, à la fin de la conférence : "Notre tâche, mes amis, est de nous adapter dès maintenant, afin que les forces conjointes soient prêtes à combattre, à endurer et à vaincre dans des environnements contestés à l'échelle mondiale, des fonds marins à l'espace cislunaire. [...] Notre force spatiale doit assurer une supériorité inégalée et maintenir les réseaux associés, la connaissance du domaine et l'avantage en matière de données dont les forces interarmées ont besoin pour gagner dans l'espace, aujourd'hui comme demain."
Et encore : "Nous devons désormais partir du principe que nos forces seront traquées par des systèmes autonomes, brouillées sur l'ensemble du spectre et suivies en temps réel [...] L'IA est déjà une réalité et elle transforme la façon dont les forces armées perçoivent, analysent, décident et agissent."
Cet article est extrait du numéro 186 de "Voltaire, actualité internationale". Le monde change vite. Abonnez-vous à notre lettre confidentielle hebdomadaire ; une source exceptionnelle d'information sur la transition vers un monde multipolaire.