🧱 18/09/2026 french.presstv.ir  3min 7 #327045

 Cisjordanie : Naqqa Hamed, correspondante de Press Tv, enlevée par Israël

Un sénateur américain dénonce l'enlèvement de la journaliste Naqaa Hamed et exige sa libération immédiate

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Un sénateur américain a dénoncé l'enlèvement par le régime israélien de la journaliste américano-palestinienne Naqaa Hamed, qualifiant sa détention d'arbitraire et exigeant sa libération immédiate, alors qu'un tribunal israélien a prolongé la détention de la correspondante de Press TV jusqu'au 23 septembre, sur fond d'accusations d'espionnage fabriquées de toutes pièces.

Dans un message publié sur X ce jeudi 17 septembre, le sénateur Chris Van Hollen a dénoncé l'enlèvement de Naqaa Hamed, y voyant un nouvel exemple de la détention arbitraire d'une citoyenne américaine par le régime israélien.

"Naqaa Hamed, une journaliste américaine, a été interpellée par l'armée israélienne, interrogée sur son travail et fait désormais face à des accusations d'espionnage fallacieuses", a-t-il écrit, exigeant la libération immédiate de Mme Hamed.

De son côté, le quotidien démocrate du Maryland a cité le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), qui a jugé les allégations d'espionnage infondées et averti que celles-ci ne devaient pas servir à criminaliser l'exercice du journalisme en Cisjordanie occupée.

Les forces d'occupation israéliennes ont arrêté Mme Hamed, le mardi 15 septembre, au point de contrôle de Tuqu, près de Bethléem, alors qu'elle revenait d'un reportage sur les violences commises par des colons israéliens à Masafer Yatta en Cisjordanie.

Des collègues qui l'accompagnaient, notamment des cameramen de la chaîne turque TRT, ont déclaré que des soldats israéliens avaient contraint les journalistes à s'asseoir au sol, photographié l'équipe et isolé Mme Hamed afin de l'interroger sur son travail. Son téléphone et son ordinateur portable ont été confisqués avant son transfert vers un lieu tenu secret.

Âgée de 38 ans et originaire de Beitin, près de Ramallah, la journaliste possède la double nationalité palestinienne et américaine. Diplômée de l'université de Birzeit et forte de plus de 15 ans d'expérience sur le terrain dans la couverture du projet de colonisation israélien, elle a rejoint Press TV en 2024, où elle documente la résilience des civils palestiniens face à l'occupation. Elle a également collaboré avec Drop Site et d'autres médias.

Selon sa famille, elle était déjà la cible, depuis plusieurs semaines, d'incitations à la haine de la part de colons à la suite de ses reportages à Qusra. Des médias proches du régime israélien l'ont diffamée en la qualifiant d'"agent de propagande" et de figure de l'"influence médiatique de l'Iran" - des allégations mensongères visant à fabriquer un prétexte pour réduire au silence une journaliste qui montrait au monde la réalité de l'occupation, du siège et de l'agression sur le terrain.

Le média israélien Ynet, citant des sources militaires anonymes, a par la suite prétendu qu'elle était soupçonnée de "coopération avec une entité ennemie" et potentiellement d'espionnage à cause de son travail pour une chaîne de télévision iranienne. Pourtant, aucune preuve officielle n'a été présentée à l'appui de ces allégations. Dans ce contexte, le Comité pour la protection des journalistes a déclaré que ces allégations ne devaient pas servir à criminaliser le journalisme.

Jeudi, un tribunal israélien a prolongé la détention de Naqaa Hamed jusqu'au 23 septembre, invoquant une "enquête" approfondie, alors même qu'aucune charge n'a officiellement été retenue contre elle.

En Italie, une députée a également déposé une question écrite au sujet de cet enlèvement, tandis que le syndicat italien des journalistes a condamné cette détention illégale, y voyant un nouvel élément révélateur de la stratégie du régime sioniste visant à cibler les journalistes qui documentent ses crimes.

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