
Par PressTV, le 17 September 2026
Press TV a condamné l'enlèvement de sa correspondante en Cisjordanie, Naqaa Hamed, par les forces d'occupation israéliennes, qualifiant cet acte d'opération terroriste organisée, illégale et agressive visant à faire taire la vérité.
Dans un communiqué, la chaîne d'information basée en Iran a dénoncé avec véhémence la détention de la journaliste éminente et courageuse, exigeant sa libération immédiate, inconditionnelle et en toute sécurité.
"Press TV condamne avec la plus grande fermeté et la plus grande véhémence l'enlèvement organisé, illégal et agressif de sa courageuse et éminente correspondante de terrain, Mme Naqaa Hamed, en Cisjordanie par les forces d'occupation du régime sioniste", indique le communiqué.
Naqaa Hamed, une Palestinienne-Américaine instruite, épouse et mère de trois enfants, a été enlevée arbitrairement et transférée vers un lieu inconnu le 15 septembre 2026.
L'incident s'est produit alors qu'elle se déplaçait avec son équipe de journalistes vers un point de contrôle près de la colonie Tuqu au sud-est de Bayt Lahm, à la suite d'une fouille partiale et de sa séparation forcée de l'équipe de tournage.
Un schéma d'intimidationLe communiqué souligne que cet enlèvement est l'aboutissement d'une campagne d'intimidation continue et ciblée, assortie de menaces de mort, menée contre la journaliste.
"Cette approche hostile s'est auparavant accompagnée de tirs de balles en caoutchouc lors d'un reportage en direct depuis le camp de Qalandia en décembre 2025, et de blessures ultérieures infligées par des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes en août 2026", indique le communiqué.
Naqaa Hamed, correspondante de Press TV. (Photo d'archives)

Les forces israéliennes ont enlevé une correspondante de Press TV
Les forces israéliennes ont enlevé Naqqa Hamed, correspondante de Press TV, à un point de contrôle militaire près de Bethléem, en Cisjordanie occupée.
Suite à ces attaques physiques, Hamed a été la cible d'une violente campagne de diffamation en ligne qui a débuté fin août 2026.
Des comptes affiliés au régime israélien, notamment "Mossad Commentary", "DeepState Illuminate" et "Israel News Pulse", l'ont ciblée sur les réseaux sociaux, la qualifiant faussement d'"agent de propagande dans l'arrière-cour d'Israël" et d'élément de l'"influence médiatique iranienne".
Press TV a déclaré que ces fabrications sont destinées à créer une justification psychologique pour cette opération terroriste, dans le but de
"interdire à Press TV tout accès aux réalités des communautés palestiniennes assiégées et occupées, victimes de génocide et d'agression".Violation du droit international
Le communiqué a rappelé à la communauté internationale que ce comportement barbare constitue une violation claire et impardonnable du droit international fondamental.
Press TV a évoqué l'article 79 du Protocole additionnel I aux quatre Conventions de Genève concernant l'immunité totale des journalistes civils dans les zones de conflit, les résolutions 2222 et 1738 du Conseil de sécurité de l'ONU sur la protection du personnel des médias et l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
"La tentative désespérée de la machine de guerre et de sécurité sioniste de bloquer la circulation de l'information libre et de dissimuler les crimes organisés en Cisjordanie est une preuve manifeste de la peur des occupants face aux objectifs des caméras indépendantes et à la plume engagée des journalistes qui dénoncent la violation généralisée des droits de l'homme", ajoute le communiqué.Appel à une action immédiate
Press TV a imputé l'entière responsabilité légale du bien-être physique et mental de Hamed à l'armée israélienne.
Le réseau a appelé les Nations unies, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, le Rapporteur spécial sur la liberté d'expression et les institutions internationales de défense des droits de l'homme à sortir de leur "inaction et de leur silence significatif" et à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à la politique de disparition forcée des journalistes.
"Press TV poursuivra résolument ses démarches juridiques et internationales auprès des autorités compétentes jusqu'à la libération complète de sa collègue et la traduction en justice des commandants et des auteurs de ce crime", conclut le communiqué.
Le communiqué a précisé :
"Tant que les institutions responsables resteront muettes et inactives, Naqaa Hamed n'est pas la première ni la dernière journaliste à être prise pour cible par les agissements illégaux du régime sioniste. Mais chacun constatera qu'en toutes circonstances, les chaînes des régimes autoritaires n'empêcheront pas la vdiffusion des voix de la vérité".
Malgré les inquiétudes internationales croissantes, un tribunal israélien a prolongé la détention du journaliste Naqaa Hamed jusqu'au 23 septembre.
Elle a été initialement arrêtée au point de contrôle de Tuqu à Bayt Lahm mardi dernier, après des semaines d'incitations intenses à la haine à son encontre de la part de colons israéliens.
Selon des collègues qui se déplaçaient avec elle, dont un caméraman de la chaîne turque TRT, les forces israéliennes ont arrêté leur véhicule, ont forcé les journalistes à s'asseoir par terre pendant 45 minutes et ont pris Hamed à part pour l'interroger.
Son téléphone et son ordinateur portable ont ensuite été confisqués avant son transfert dans un centre de détention non divulgué.

Le Hezbollah dénonce l'assassinat de la journaliste libanaise Amal Khalil
La Résistance palestinienne et le Hezbollah dénonce l'assassinat de la journaliste libanaise Amal Khalil
Cette journaliste de 38 ans, originaire du village de Beitin, au nord-est de Ramallah, possède la double nationalité palestinienne et américaine.
Diplômé de l'université de Birzeit avec une maîtrise en philosophie arabe contemporaine, Hamed a plus de 15 ans d'expérience dans la couverture des crises politiques et humanitaires, avec un intérêt particulier pour le colonialisme de peuplement israélien.
Elle a rejoint Press TV en 2024, se distinguant rapidement par ses reportages exclusifs sur le terrain, témoignant de la détermination des Palestiniens.
Malgré sa citoyenneté américaine, la famille de Hamed n'a reçu aucune réponse après avoir contacté l'ambassade américaine à Qods occupée concernant sa détention.
Parallèlement, le média israélien Ynet, citant des sources militaires anonymes, a affirmé sans fondement que Hamed est
"soupçonnée de coopérer avec une entité ennemie et pourrait également être soupçonnée d'espionnage".
L'organe de propagande anti-iranien Iran International a également amplifié ces allégations non fondées sans fournir la moindre preuve.