🌍 18/09/2026 francais.rt.com  3min 3 #327117

Rdc : « Le dialogue ne saurait légitimer la violence », l'Assemblée nationale rejette la participation de l'Afc/m23

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© X / DayNewsRDC

Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC). [Photo d'illustration]

L'Assemblée nationale congolaise maintient son refus de voir l'AFC/M23 participer au dialogue national, tout en appelant les forces politiques non armées à prendre part aux discussions. Pour la majorité parlementaire, le dialogue ne doit pas permettre aux groupes armés de transformer leurs gains militaires en avantages politiques.

À l'ouverture de la session ordinaire de septembre, le président de l'Assemblée nationale congolaise, Aimé Boji Sangara, a rejeté la participation de l'AFC/M23 au dialogue national annoncé par le chef de l'État, Félix Tshisekedi, et consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l'État.

Le président de la chambre basse a défendu une conception du dialogue excluant ceux qui recourent aux armes contre l'État congolais, tout en appelant les forces politiques et sociales non armées à prendre part au processus.

Entre ceux qui "viennent les mains nues" et ceux qui "gardent le doigt sur la gâchette"

Aimé Boji Sangara a posé la question de la légitimité des participants au dialogue national, opposant responsables politiques non armés et groupes engagés dans des violences, sans citer directement l'AFC/M23.

"Mais nous devons également être lucides. Le dialogue ne saurait être un moyen de légitimer la violence ou de récompenser ceux qui prennent les armes contre la République en massacrant nos parents, nos frères, nos sœurs et nos enfants", a-t-il déclaré, avant d'interroger : "Peut-il y avoir un dialogue véritable lorsque, autour de la table, certains viennent les mains nues, avec pour seules armes leur conviction et leur amour de la patrie, tandis que d'autres gardent encore le doigt sur la gâchette et la main sur la goupille ?"

Pour la majorité parlementaire, le dialogue national ne doit pas devenir une tribune permettant aux groupes armés de convertir un avantage militaire sur le terrain en avantage politique à la table des négociations.

"Le dialogue n'est pas une reddition"

Pour le président de l'Assemblée nationale, le processus impulsé par le chef de l'État doit s'inscrire dans le respect de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et des institutions de la République. Il a également appelé les confessions religieuses à accompagner cette démarche.

Aimé Boji Sangara a toutefois fixé les limites qu'il entend assigner à ce dialogue : "Le dialogue n'est pas une reddition, la recherche de la paix n'est pas une capitulation et la main tendue de la République ne saurait être interprétée comme une main désarmée face à ceux qui la menacent."

Dans cette logique, le dialogue national doit permettre aux acteurs politiques et sociaux congolais de se confronter dans un cadre institutionnel, sans pour autant se transformer en négociation accordant une légitimité politique aux groupes armés.

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