USA

🇺🇸 19/09/2026 lesakerfrancophone.fr  6min ⁑️ 13 #327189

Bienvenue à Fafoland

[...] plus ils empirent, plus ils vous en tiennent responsable. − El Gato Malo à propos de l'extrême gauche

Par James Howard Kunstler - Le 28 août 2026 - Source  Clusterfuck Nation

700px/471px - 72.86 Koreduce by 50%del

Alors que le Parti démocrate met tout en œuvre pour se ridiculiser, ses guerriers par procuration au sein du pouvoir judiciaire fédéral jouent au jeu du "qui cédera le premier" avec le pouvoir exécutif au sujet de normes sensées et uniformes pour les votes par correspondance. Les Démocrates ne veulent pas de normes sensées et uniformes pour les votes par correspondance parce qu'ils sont fous. Ils veulent "défendre la démocratie" en semant le chaos dans les votes par correspondance. La démocratie est pour eux un vague prétexte servant à justifier n'importe quel stratagème ou subterfuge leur ouvrant la voie vers le pouvoir, afin qu'ils puissent poursuivre leurs activités de racket. Oui, c'est aussi simple que cela.

Le président a publié en mars le décret 14399, enjoignant au directeur général de la Poste d'établir des règles pour les bulletins de vote par correspondance / par procuration au niveau fédéral, où le chaos et la tricherie règnent depuis que la farce du Covid a été utilisée pour étendre considérablement le vote par correspondance. Ces nouvelles règles prévoient notamment une enveloppe standard munie d'un code-barres afin d'établir une chaîne de traçabilité cohérente et vérifiable pour chaque bulletin de vote. Le vote par correspondance est devenu le moyen privilégié de fraude électorale, reposant sur l'inscription électorale automatique de non-citoyens, la "collecte" de bulletins non traçables, le bourrage des urnes et les manigances liées aux machines de dépouillement.

Le décret présidentiel exige que les États soumettent les listes des électeurs auxquels ils ont l'intention d'envoyer des bulletins de vote par correspondance. L'USPS a pour consigne de ne transmettre que les bulletins de vote par correspondance provenant d'électeurs éligibles figurant sur les listes électorales de l'État, c'est-à-dire de faire correspondre les bulletins à des électeurs éligibles disposant d'une adresse postale réelle. Vingt-quatre États ont intenté une action en justice pour bloquer tout cela. Ils refusent de communiquer les listes électorales de leur État à l'USPS. L'affaire a atterri comme par magie devant le tribunal de Boston présidé par la juge fédérale Indira Talwani, militante du Parti démocrate, qui a tour à tour bloqué, levé, puis bloqué à nouveau le décret présidentiel - revenant ainsi sur ses propres décisions. Au cours de cette procédure, la Cour suprême des États-Unis (SCOTUS) a jugé que la juge Talwani avait commis des erreurs de procédure.

La question reste en suspens. Le but de toutes ces manœuvres juridiques est de retarder l'action afin d'invoquer le principe Purcell (établi par la Cour suprême en 2006, dans l'affaire Purcell c. Gonzalez), qui a instauré un protocole judiciaire (et non une loi) selon lequel les tribunaux fédéraux doivent éviter de modifier les règles électorales à l'approche des élections. En d'autres termes, il s'agit d'une recommandation judiciaire. L'affaire impliquant les vingt-quatre États pourrait être renvoyée devant la Cour suprême, ou celle-ci pourrait se dessaisir en s'appuyant sur le principe Purcell.

Dans le même temps, le Congrès ne reprendra ses travaux en séance plénière (avec le Sénat) que le 14 septembre. Les chances sont quasi nulles qu'il parvienne à adopter la loi SAVE, ou que ses dispositions puissent s'appliquer aux élections de mi-mandat si, d'une manière ou d'une autre, il venait à l'adopter. Il ne reste donc qu'une seule option au président : promulguer un décret présidentiel relatif à la sécurité nationale (NatSec) afin de garantir une procédure électorale cohérente. Celui-ci pourrait inclure les dispositions du SAVE Act - pièce d'identité de l'électeur, preuve de citoyenneté - mais pourrait même aller plus loin en interdisant les machines de dépouillement informatisées, en restreignant considérablement le vote par correspondance et en exigeant que les résultats soient communiqués dans les vingt-quatre heures suivant le jour du scrutin, qui serait unique. Peut-être même en plaçant des agents de l'ICE dans les bureaux de vote... quelle horreur !

Un tel décret exécutif relatif à la sécurité nationale serait à l'abri de toute action en justice devant les tribunaux fédéraux. Le 6 janvier 2017, le secrétaire sortant à la Sécurité intérieure, Jeh Johnson (administration Obama), a déclaré que l'infrastructure électorale constituait un élément essentiel des installations gouvernementales, "vital pour nos intérêts nationaux". En septembre 2018, le président Trump a proclamé l'état d'urgence national (décret 13848) face à la menace d'ingérence étrangère dans les élections américaines. En vertu de la loi de 1976 sur les situations d'urgence nationale (50 U.S.C. § 1622), une majorité des deux tiers dans les deux chambres du Congrès est nécessaire pour annuler un tel décret. Cette déclaration d'état d'urgence nationale de septembre 2018 a été officiellement prolongée par "Joe Biden" et reste en vigueur. Bonne chance avec ça, les Démocrates.

Bon, alors que se passera-t-il lorsque M. Trump invoquera ce décret présidentiel de sécurité nationale sur la procédure électorale d'urgence vers la mi-septembre, après l'échec du Congrès ? Je vais vous le dire : une crise constitutionnelle. Les États "bleus" dirigés par les Démocrates refuseront de participer à l'élection. Oui, ils iront jusque-là - parce qu'ils sont fous.

Le président réagira avec fermeté, en invoquant la clause de suprématie fédérale de la Constitution américaine (article VI, clause 2), qui stipule que la loi fédérale prime sur celle des États. Les États ne peuvent ni l'annuler ni la contredire. Le président pourrait être contraint d'arrêter certains gouverneurs Démocrates et de les traduire d'urgence devant des tribunaux militaires d'exception pour insurrection. Dorénavant, on appellera cela le protocole FAFO [Around and Find Out / Si tu me cherches, tu me trouves, Ndt].

Y aura-t-il des émeutes ? Probablement, même si, à l'heure actuelle, le secrétaire au Trésor Bessent envisage apparemment de mettre fin aux exonérations fiscales - perte du statut 501(c)(3) - pour les Open Society Foundations de George Soros, le Council on American-Islamic Relations (CAIR), le Southern Poverty Law Center et d'autres organismes qui financent les actions de rue de l'extrême gauche. Plus d'argent pour les stands de snacks, les bouteilles d'eau et les déguisements de "Froggie".

Le pays survivra-t-il à ce traumatisme ? Je le pense. L'élection aura lieu d'une manière ou d'une autre, même avec un mois de retard. Au contraire, les élections de mi-mandat pourraient bien sonner le glas du Parti démocrate. Vu la tournure que prennent les événements, il ne leur reste plus que l'insurrection, et ce n'est probablement pas une stratégie gagnante. M. Trump adore apparemment renommer les lieux géographiques. Peut-être pourrait-il rebaptiser les États-Unis "FAFOland".

 lesakerfrancophone.fr

James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d'abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu'au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

 lesakerfrancophone.fr