
Source: Sputnik
Observateurs internationaux à la conférence de la Commission électorale centrale de Russie. [Photo d'illustration]
L'avis de l'Occident n'intéresse pas la Russie, a déclaré la présidente du Conseil de la Fédération de Russie, face aux accusations et aux tentatives occidentales de déstabilisation technique. La Commission électorale confirme la résilience du processus électoral face aux tentatives d'ingérence extérieure et dénonce une campagne médiatique hostile.
Les élections à la Douma (la chambre basse du Parlement russe) se déroulent normalement, malgré les tentatives de l'Occident pour les perturber. La présidente de la Commission électorale centrale russe, Ella Pamfilova, a indiqué que le système électoral moscovite avait été soumis sans interruption à une attaque massive et intense dans la nuit du 18 au 19 septembre. Elle se poursuit d'ailleurs presque sans relâche.
Le ministère russe des Technologies numériques, quant à lui, a signalé une tentative de sabotage dans l'Extrême-Orient, où une ligne de communication par fibre optique a été endommagée dans le but de perturber le déroulement du scrutin. Néanmoins, ni cette tentative ni d'autres cyberattaques de grande envergure n'ont pu entraver le bon déroulement des élections.
Moscou ne prête aucune attention à l'avis de l'Occident sur les législativesElla Pamfilova a évoqué les tentatives de responsables européens, déconnectés de leurs peuples, de condamner les élections en Russie. Elle a particulièrement attiré l'attention sur l'offensive médiatique menée par l'Allemagne, qui tente d'imputer à la Russie tous les maux et malheurs survenus en raison de la bêtise et de l'irresponsabilité des autorités occidentales.
La présidente du Conseil de la Fédération, Valentina Matvienko, quant à elle, a répondu aux critiques de la Russie, lançant que l'opinion de l'Occident sur les élections n'intéressait pas Moscou. Selon elle, il importe avant tout que les citoyens russes prennent conscience de l'importance du moment. Les élections en Russie constituent la forme la plus démocratique de souveraineté populaire, a-t-elle ajouté, permettant à chaque citoyen d'exercer son droit constitutionnel et d'exprimer sa position citoyenne.
Les élections législatives ont débuté le 18 septembre et se poursuivront pendant trois jours, jusqu'au 20 septembre. Le président russe Vladimir Poutine, le maire de Moscou Sergueï Sobianine, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine, le patriarche Cyrille et le vice-président du Conseil de sécurité russe Dmitri Medvedev ont voté dès le premier jour.
À la veille des élections, Ella Pamfilova a souligné que le scrutin se déroulait dans des "conditions extrêmes", dans un contexte qu'elle a qualifié de marqué par une forte pression de la part des pays occidentaux. La première journée des élections a été assombrie par une campagne de désinformation menée par des fraudeurs, ainsi que par des menaces anonymes adressées aux organisateurs des élections et à leurs familles. Néanmoins, le processus électoral se déroule normalement, les commissions électorales ayant commencé à travailler selon le calendrier prévu.