Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a vivement rejeté les dernières accusations portées par la porte-parole de la Maison-Blanche contre Téhéran, les qualifiant de "fuite de la réalité" et d'"acte de projection".
Dans un message publié ce samedi 19 septembre sur son compte X, M. Baghaï a répondu aux accusations sans fondement portées contre la République islamique d'Iran.
"Avec une précision frappante, la plupart de ces accusations décrivent les actions mêmes que les États-Unis ont initiées, perpétrées ou soutenues", a écrit le responsable iranien.
"Cette fuite de la réalité et cet acte de projection ne devraient surprendre personne", a prévenu le porte-parole iranien raillant la responsable américaine en citant une partie du proverbe 28:1 de la Bible qui dit : "Le méchant prend la fuite sans qu'on le poursuive".
Cette réaction est intervenue au lendemain de la déclaration d'Anna Kelly, porte-parole adjointe de la Maison-Blanche, qui avait qualifié d'inefficace un rapport du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, rendu public jeudi, concernant les meurtres de civils iraniens par les États-Unis pendant la guerre.
La Mission internationale indépendante pour l'établissement des faits des Nations Unies sur l'Iran a en effet déclaré avoir trouvé des motifs raisonnables de croire que les États-Unis ont commis un crime de guerre en lançant des attaques indiscriminées qui ont tué ou blessé des civils ou endommagé des biens civils".
Le 28 février, le tout premier jour où les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre non provoquée contre l'Iran, Washington a mené une frappe sur un complexe sportif à Lamerd, utilisant un missile de frappe de précision (PrSM), tuant 21 jeunes qui se trouvaient à l'intérieur du stade à ce moment-là et en blessant 100 autres.
L'attaque a eu lieu le même jour qu'un tir de missile de croisière Tomahawk américain a frappé directement l'école primaire Shajareh Tayyebeh dans la ville de Minab, faisant 168 victimes. Parmi elles, de nombreux garçons et filles âgés de sept à douze ans, ainsi que 26 enseignants.
