
À quoi sert un gouvernement, s'il est incapable de maintenir des services publics, d'éviter des conflits ? Les humains qui se targuent d'une conscience supérieure ne la démontrent pas. Non seulement les responsables d'un État sont trop inaptes pour éviter des guerres, mais ce sont les civils qui en souffrent. Seuls les militaires sont bien équipés. Qu'on soit homme ou femme dans les forces armées, on choisit ce métier, en sachant qu'on pourrait tuer ou se faire tuer, ou devenir invalide pour le reste de son existence. La population civile, elle, n'a pas choisi cette fonction. Mais c'est elle qui est ciblée par les bombardements, les drones qui s'infiltrent là où les soldats ne peuvent s'immiscer. C'est elle qui perd ses infrastructures et se retrouve sans abris. L'utilisation de l'intelligence artificielle ne fait qu'empirer la société. Bientôt, des robots seront en charge des assauts. Les militaires deviendront quasiment les uniques à ne pas risquer la mort ! Les responsables politiques souffrent rarement, ayant leurs informations privilégiées, des gardes du corps, des bunkers. Et c'est à cause de ces inutiles, ces inaptes, que des guerres sont menées.
Le gouvernement idéal, possible à concrétiser, serait celui qui inclurait dans sa Constitution la loi suivante : tout individu, à la présidence ou à un ministère, qui n'accomplit pas les promesses pour laquelle la population l'a élu, devrait être destitué de son poste. Très souvent, les gens au pouvoir appliquent une politique contraire aux volontés de la majorité.
Prenons le cas de l'UkraineLa plupart des gens qui se renseignent en suivant les nouvelles télévisées, ou en lisant un journal appartenant à une entreprise privée, orientée par une idéologie stricte, ignorent que le gouvernement d'Ukraine a bombardé les républiques du Donbass, pendant huit ans. Les Russes ont riposté, et deux accords de paix ont été annulés. Les États-Unis et l'Union Européenne jugeaient que l'on n'avait pas suffisamment affaibli la Russie. Les fournisseurs d'équipement militaire voulaient s'enrichir davantage. Voilà des faits, avant même l'invasion de l'Ukraine par les Russes, lesquels ont tout de même attendu huit ans avant de s'y résoudre. Ce qui ne les absout pas.
Je rédige ce texte le 21 septembre 2026, la veille de l'Équinoxe d'automne, dans l'hémisphère nord. Une période redoutée des marins, pour ses tempêtes encore plus impressionnantes, impétueuses. Il est probable qu'à la fin de cette guerre, rien n'ait changé de la situation initiale : il est possible que les accords obligent le gouvernement à renoncer aux oblasts du Donbass, que l'Ukraine doive demeurer neutre, puisque sa frontière avec la Russie rend tout à fait logique que ce pays ne veuille pas de missiles états-uniens visant son territoire. Il y aura eu des centaines de milliers de morts, Ukrainiens et Russes, des villes, des maisons détruites, des gens blessés de toutes les manières imaginables.
Tout ça, pour éventuellement revenir à la situation prévalant avant la guerre
Mais les promoteurs de ce genre de politique, eux, auront réussi : ils se seront enrichis par la vente d'armes. En endettant les Ukrainiens, les États-Unis obtiennent le droit de compenser en se payant avec les minerais, les sols fertiles. Encore une fois, c'est la population des deux pays qui subit les conséquences. Les embargos, eux aussi, ne lèsent que les peuples, pas les maniaques qui les gouvernent.
Ce que pourrait être un gouvernementLa politique idéale, selon moi, serait exempte de partis. On ne prendrait en candidature, pour une élection, que des individus ayant des compétences dans un domaine précis, choisis pour un ministère particulier. Jamais plus nommés, selon les caprices de la présidence. Trop souvent, les membres de la députation changent de ministères, même quand c'est en totale ignorance du domaine. Il serait temps que ce ridicule jeu de chaises musicales cesse. Mais ça paraît bien dans leur curriculum vitae.
On devrait aussi inclure l'impossibilité pour un ancien médecin, devenu ministre de la Santé, d'augmenter le salaire des spécialistes, ou pour un Premier ministre, de voter pour une amplification du salaire des membres du gouvernement... Ce type de propositions pourrait faire partie des promesses électorales, mais jamais devenir un acte qui n'est que de la collusion, un conflit d'intérêt. De même, aucune personne ne devrait conserver des parts dans une entreprise privée, pendant un mandat politique.
Il existe des lois, des codes de déontologie, mais ils sont rarement appliqués. Voilà un autre problème de la politique actuelle. Comme la loi anti-népotisme est incluse dans l'éthique états-unienne, Donald Trump ne devrait plus être en poste. Son beau-fils Jared Kushner devrait démissionner et ne jamais avoir été chargé de mener des pourparlers. De même qu'Ivanka, la fille de Trump, n'aurait jamais dû se rendre en Bolivie et en Argentine, pour négocier une mainmise sur le lithium...
En ce moment, les États-Unis et les membres de l'Union Européenne prétendent défendre la démocratie, alors que ce sont des agresseurs, non élus par les Ukrainiens ni quiconque habite l'Europe. On envenime la situation avec la Russie, nous empoisonne la vie, et on nous fait croire que ce ne sont pas eux, les responsables du déclin de la démocratie, des services publics. S'il y a un risque de guerre élargie, ils en seraient les provocateurs. Voilà où nous en sommes, après des siècles de prétention à la lucidité.
À plus petite échelle...Il y aura bientôt des élections, en France, au Québec... Au lieu de gaspiller des centaines de milliers de dollars, pour des pancartes qui se font vite vandaliser, il serait plus judicieux de mettre les photos et le nom des partis en candidature, sur le feuillet que l'on envoie à l'électorat, avec la mention des dates et du lieu de vote. Ça éviterait l'envahissement de pancartes moches, le gaspillage d'argent. Un pays ne peut pas se dire démocratique, quand les uniques personnes à pouvoir se présenter doivent obtenir et dépenser des millions de dollars en trafic d'influence... Contrairement à ce que certains croient, le degré d'intelligence n'équivaut pas à la somme d'argent que l'on gagne ou possède. La preuve nous en est donnée, chaque jour, par Donald Trump.
Ce que j'ai proposé ne sont que quelques idées. Tout ceci serait facile à instituer. La volonté n'y est pas et les opportunistes profitent de la docilité, de l'indifférence ou du défaitisme d'un trop grand nombre de gens, pour sévir contre nous.
Si ces quelques suggestions vous plaisent, partagez-les avec vos proches, ou envoyez-les au parti qui vous semble le moins corrompu!
Maryse Laurence Lewis
Image en vedette : Capture d'écran. Source : Les démocraties à l'épreuve de la Guerre !
La source originale de cet article est Mondialisation.ca
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