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Oh, Canada ?

Carney me fait de plus en plus penser à Fauci. Il dégage exactement le même air d'infaillibilité technocratique... − Hans Mahncke sur X

Par James Howard Kunstler - Le 31 août 2026 - Source  Clusterfuck Nation

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Une modeste proposition

On passe des décennies sans même penser à cet endroit. Le Grand Nord blanc. Des gens très polis, un peu écossais, on dirait. Il y a la poutine ! Une invention québécoise - un mélange indigeste de frites, de sauce et de fromage en grains, comme quelque chose qu'on concocterait à 4 heures du matin après une soirée toge dans une fraternité. Le hockey sur glace (bien sûr, mais était-ce nécessaire ?). Les ours polaires. Les macareux sur les falaises du Labrador. Les sables bitumineux. Les tissus d'ameublement à carreaux...

Il y a des années, on avait l'habitude de s'y rendre depuis notre université, située aux confins de l'ouest de l'État de New York, juste pour ressentir une ivresse à moitié factice d'être dans "un pays étranger". Les chutes du Niagara ressemblaient à Times Square, mais sans le charme. Une ribambelle de musées de cire sordides et de boutiques à cendriers. Toronto, c'était Rochester sous stéroïdes, plus qu'oubliable.

Une fois, j'ai pris un petit train de Seattle à Vancouver juste pour admirer le paysage le long de la côte Pacifique. Des pygargues à tête blanche à profusion tout au long du trajet, se nourrissant dans les vasières du Pacifique. Arrivé à Vancouver, on m'a arraché de la file d'attente à la douane et fourré dans un bureau à l'arrière. Une agente des services d'immigration est entrée d'un pas assuré et m'a dit qu'ils avaient trouvé sur un ordinateur une condamnation datant de neuf ans pour conduite en état d'ivresse à mon nom (bon... d'accord... une soirée de pêche arrosée de rhum). Elle a ajouté qu'elle aurait pu m'interdire l'entrée sur le territoire si elle avait été de mauvaise humeur. Je n'ai pas pu m'empêcher de la taquiner : "C'est bon à savoir que la politique d'immigration canadienne dépend de votre humeur." Oups. Ils m'ont retenu deux heures de plus juste pour me faire souffrir. Mais j'ai finalement été relâché dans cette ville ennuyeuse. Dieu merci, il y avait des restaurants chinois.

Et maintenant... Mark Carney ! C'est un sacré numéro. Une manifestation ectoplasmique raffinée de tout ce charabia globaliste qui œuvre sans relâche à renverser la civilisation occidentale. Il dégage une étrange aura de semi-transparence - non pas dans le sens où il révélerait des vérités, mais plutôt comme si on pouvait en partie voir à travers lui... il n'est qu'à moitié là... un fantôme dans la machine géopolitique.

Plus précisément, Mark Carney s'est transformé en véritable casse-pieds pour le président Donald Trump. À première vue, cette fracture entre les États-Unis et le Canada semble porter uniquement sur les relations commerciales. Mais non. Il s'agit en réalité de Mark Carney, qui sert d'instrument à la bonne vieille Angleterre pour tenter de s'emparer des ressources du nord de l'Amérique du Nord afin de garantir ce qui reste du vaste empire britannique, autrefois tentaculaire et aujourd'hui en train de sombrer. L'Angleterre n'est plus si joyeuse ces temps-ci. Elle a réussi, d'une manière ou d'une autre, à prononcer une fatwa contre elle-même et s'est engagée dans un processus macabre de suicide économique et culturel assisté. On ne peut même plus y hisser un drapeau britannique sans risquer de passer des semaines derrière les barreaux. Les gens du pays se font poignarder et décapiter. Là-bas, ce n'est que délabrement, viols, kebabs et hijabs. Ça ne fait pas très bon effet si l'on veut encore être ce pays dont on se souvient vaguement.

En plus, ils veulent déclencher une grande guerre avec la Russie. Bwa-ha-ha-ha-ha-ha !

Vraiment ? Ne disposant guère d'armée, l'Ukraine servait d'instrument à la Grande-Bretagne pour cela. Le problème, c'était le coût colossal de ce projet. Ils pensaient pouvoir contourner le problème en transformant l'Ukraine en machine à blanchir de l'argent, en lavant, rinçant et distribuant des fonds provenant des États-Unis à M. Zelensky, avec d'énormes pots-de-vin versés à l'appareil financier du Parti démocrate. Cela fonctionnait à merveille lorsque le fantôme de "Joe Biden" hantait la Maison Blanche. Lui et son fils dérangé, Hunter, étaient déjà tellement impliqués en Ukraine depuis le mandat criminel de JB en tant que vice-président que Mark Carney - alors gouverneur de la Banque d'Angleterre - pouvait à tout moment laisser les Biden se débrouiller seuls, si nécessaire.

Or, depuis toutes ces années, la Grande-Bretagne et l'OTAN ont donc financé toutes ces opérations de fabrication de drones et de tirs de missiles depuis l'Ukraine jusqu'au cœur de la Russie - au cas où vous vous demanderiez comment Zelensky mène cette guerre stupide, sachant qu'il ne reste plus en Ukraine de jeunes hommes aptes à renforcer les lignes de front dans le Donbass. La Grande-Bretagne et l'OTAN fournissent probablement aussi le ciblage par satellite des cibles russes. Vous devez douter que les États-Unis soient encore impliqués là-dedans. Heureusement, M. Poutine possède la patience chrétienne d'un véritable saint.

Notre président en a assez de l'Ukraine et de ce fléau géopolitique purulent dont elle a été infectée par nos alliés européens, de plus en plus anciens. L'objectif de l'OTAN vis-à-vis de la Russie est exactement le même que celui de la Grande-Bretagne au Canada : une mainmise sur les ressources au profit des nations européennes en déclin, qui sont étranglées par Ursula von der Leyen et ses singes volants de l'UE. L'Allemagne, la France, les Pays-Bas, l'Italie, l'Espagne... tous tournent en rond vers le gouffre. Notre président voit tout cela. (Pas besoin de lunettes magiques.)

Il est peut-être temps d'envoyer tout simplement la 82e division aéroportée à Ottawa. Durée du vol : moins de deux heures depuis Fort Bragg, en Caroline du Nord. Débarquez-les sur la Colline du Parlement. Laissez-les traîner quelques heures. Puis, déclarez que tout cela n'était qu'une blague et ramenez-les chez eux. Ça en vaudrait la peine. Ou alors, on pourrait aller chercher Mark Carney comme on l'a fait avec Maduro. On mettrait Carney dans une cellule voisine au MDC de Brooklyn. Je suis sûr que les deux pourraient s'amuser ensemble, échanger des plaintes satisfaisantes et des histoires larmoyantes.

Franchement, pourquoi se contenter de renommer le lac Ontario ? On prendrait le tout, comme une tarte qu'on a laissée trop longtemps sur le rebord de la fenêtre. Les Canadiens s'en remettraient en cinq minutes. Tout est plus facile aux États-Unis. Diriger une entreprise, en particulier. Ils pourraient garder leur poutine et leur hockey, et apprendre à s'amuser un peu de temps en temps. Le Québec pourrait devenir un parc d'attractions (qu'est-ce qu'ils ont d'autre là-bas ?). Plus besoin de se prendre la tête avec les droits de douane. Klaxonnez si l'idée vous plaît.

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James Howard Kunstler

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d'abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu'au ciel.

Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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