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Et une semaine de plus de dangereuses absurdités de Djt, une !

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Et une semaine de plus de dangereuses absurdités de DJT, une !

Par  Philip Giraldi, le 22 septembre 2026

Des tireurs d'élite vont-ils abattre des touristes américains à Washington ?

Difficile d'imaginer à quel point les absurdités proférées par le président Donald Trump peuvent dépasser le stade du simple délire pour basculer dans du bien pire, c'est-à-dire du catastrophique.

Et pourtant, la semaine dernière nous en a offert un petit aperçu lorsque Trump est rentré précipitamment de Camp David à la Maison Blanche pour  envisager la possibilité d'"anéantir l'Iran" et s'emparer de son pétrole, comme lui et le secrétaire d'État Marco Rubio l'ont fait au Venezuela après avoir fait enlever les responsables élus de ce pays.

Mais plus révélateur encore que la destruction jubilatoire d'un pays de 90 millions d'habitants, uniquement parce qu'Israël lui aurait soi-disant dit de "le faire", fut le petit effondrement interne ultérieur. Donald Trump, qui s'en prend régulièrement aux journalistes - principalement aux femmes - en les qualifiant de "grosses", "stupides" ou "laides", a dangereusement intensifié sa guerre contre la presse libre en interdisant purement et simplement ce qu'il considère comme des médias libéraux diffusant des "fake news" - et les experts craignent que cela ne s'arrête pas là.

Vendredi, Trump a interdit à CNN, MS NOW et Politico l'accès à l'enceinte de la Maison Blanche. Il a mis sa décision à exécution ce week-end, lorsque des journalistes des trois médias bannis ont été refoulés et se sont vu confisquer leurs accréditations de presse par les services secrets. Cette interdiction aurait été déclenchée par  la désormais tristement célèbre Natalie Harp, l'assistante très spéciale du président montrant à Trump des vidéos de présentateurs de MS NOW critiquant son administration, donnant lieu à la décision d'empêcher totalement la présence de ces journalistes aux questions trop critiques.

Les médias visés ont par la suite annoncé qu' ils vont poursuivre Trump en justice, affirmant que le président a agi

"au mépris des garanties les plus fondamentales du Premier Amendement et de la clause relative au respect des procédures légales".

Un certain nombre d'autres médias se seraient joints au mouvement, y compris FOX, habituellement plus complaisant, qui a décidé que ses propres journalistes ne couvriront plus aucune des apparitions de Trump. En réponse, Trump lancera prochainement Trump Television pour s'autopromouvoir.

À présent, de nombreux Américains en sont venus à convenir des intentions de Trump souvent liées à sa glorification personnelle en tant que "plus grand et meilleur président" que les États-Unis aient jamais connu, selon ses propres termes, quitte à ce que son nom et son portrait apparaissent sur les bâtiments gouvernementaux ainsi que sur tous les autres espaces appropriés de la capitale fédérale, et au-delà. Un projet de loi au Congrès cherche même à ajouter Trump aux quatre présidents honorés par le mémorial du Mont Rushmore, dans le Dakota du Sud. Compte tenu de l'autodéification de Trump, tout ce qui s'apparente à une critique de sa politique et de son comportement est jugé inacceptable par la Maison Blanche, tout comme Trump n'accepte aucune opinion contraire émanant de son propre cabinet. Certains pourraient soutenir qu'un Trump profondément ignorant n'est pas disposé à affronter la contestation parce qu'il sait au fond de lui-même qu'il est incapable de défendre son propre comportement avec un minimum de sérieux.

Mais toutes ces interactions avec des médias de plus en plus hostiles ne sont qu'un enfantillage comparé aux différentes révélations de la semaine dernière. Il envisage tout d'abord de démolir le Kennedy Center for the Performing Arts, car il s'est heurté à une résistance quant à la "reconnaissance de sa personne" en grandes lettres de bronze sur l'inscription de la façade rendant hommage à Kennedy. Et comme cela ne suffisait pas, Trump a porté le coup de grâce lié au tristement célèbre Arc de Triomphe, non loin du Kennedy Center, qu'il a l'intention d'ériger vraisemblablement en son propre nom, sur la rive virginienne du fleuve Potomac, entre le cimetière national d'Arlington, en Virginie, et le mémorial de Lincoln, du côté de Washington DC. La perspective dégagée entre le cimetière et le Mémorial a été délibérément choisie pour établir un lien entre ceux qui sont morts dans l'honneur au service de la nation et Lincoln qui a combattu et a été assassiné après avoir réussi, au prix d'énormes sacrifices, à préserver l'union des États-Unis. Le cimetière, construit sur le domaine du manoir Custis-Lee, ainsi que le Mémorial érigé par la suite, ont été conçus comme symboles de paix et de réconciliation après une guerre sanglante, et pas comme des lieux destinés à célébrer les prouesses militaires.

Pour ceux qui ne suivent pas le débat en cours sur l'Arc de Triomphe - ou, si vous préférez, l'"Arc de Triump" - destiné à flatter l'ego d'un seul homme, je tiens à souligner qu'il est prévu qu'il mesure 76 mètres de haut, soit une taille bien supérieure à celle des arches similaires ailleurs dans le monde, et qu'il risque d'obstruer et de masquer la vue dans les deux directions, et vers le cimetière militaire, et vers le Mémorial. Pour justifier ce projet, Trump a affirmé que Washington est la seule grande ville au monde à ne pas posséder un tel monument, ce qui est loin d'être le cas. L'arche est une copie grossièrement agrandie de l'Arc de Triomphe parisien qui s'inspire lui-même de l'Arc de Titus à Rome, beaucoup plus petit. Il existe également une arche commémorative dédiée à notre premier président à Washington Square, à New York, encore plus modeste que celle envisagée par Trump.

Ce qui rend l'Arc de Triump si unique, c'est qu' il est militarisé et transformé en fortification, tout comme la salle de bal à 600 millions de dollars construite sur l'ancien site de l'aile est de la Maison Blanche a été modifiée pour inclure une forteresse souterraine dotée de locaux destinés aux services secrets, d'un hôpital et de divers équipements conçus pour en assurer la défense. La nouvelle conception de L'Arche intègre des postes de snipers sur et sous le toit, ainsi qu'une zone de dépôt pouvant accueillir un stock de munitions et des drones capables de frapper des cibles situées à plusieurs miles de L'Arche elle-même, notamment le Capitole à Washington. L'Arche se trouvant également à un peu plus d'un kilomètre du Pentagone, en Virginie, quartier général des forces armées américaines, on peut s'interroger sur le choix d'implanter une telle capacité offensive dans un environnement urbain où aucune menace n'est perceptible dans des circonstances normales. Trump s'est empêtré dans une explication de changement de plans en affirmant avoir agi sur demande de l'armée. Trump, comme toujours, invoque la

"sécurité nationale",  en arguant que "À la demande expresse de l'armée américaine, et pour des raisons de sécurité nationale, j'ai accepté de transformer le magnifique Arc de Triomphe, dont la construction fut planifiée il y a de nombreuses années, à l'époque de la Guerre de Sécession, au niveau du Receptive Circle jouxtant le pont du mémorial d'Arlington, en un complexe militaire/Arc de Triomphe de premier ordre, pour abriter, stocker et disposer d'une capacité d'utilisation rapide d'un grand nombre de drones, ainsi que de tireurs d'élite, tant sur le toit que sur la place, et pour stocker en outre de grandes quantités de munitions pour tireurs d'élite. Il n'existera aucune installation de ce type nulle part ailleurs dans le monde".

Certes. L'obsession de Trump, ce fraudeur militaire, pour les forces armées et les tueries en général pourrait effectivement être étrangement révélatrice d'une certaine forme de trouble psychique.

Peut-être que "The Trumpster" s'attend à une insurrection après les élections de novembre, qu'il ordonnera héroïquement de réprimer en faisant pleuvoir un feu nourri depuis le sommet de la voûte pour faucher les manifestants. Ou bien les drones pourraient être lancés pour utiliser leurs capacités explosives et anéantir les rassemblements de groupes que la Maison Blanche désapprouve. Tout peut arriver.

Pour l'anecdote, ma femme et moi avons récemment déjeuné au The Wharf, au bord du fleuve Potomac à Washington DC. Nous étions assis en terrasse car il faisait beau, et j'ai remarqué que nous nous trouvions dans le champ de tir de l'emplacement prévu pour l'Arche. Un tireur d'élite efficace posté au sommet pourrait facilement nous éliminer et, si nous faisions partie d'un groupe plus important, nous décimer d'une frappe de drone. Après coup, l'équipe Trump ou son successeur au pouvoir pourrait prétendre que j'ai été pris pour cible parce que je suis un détracteur d'Israël et donc légalement soumis à la "solution finale", en quelque sorte. Et un membre du personnel de la Maison Blanche se demanderait sans doute, en mettant en copie l'ancienne secrétaire d'État Madeleine Albright : "Pourquoi laisser tout ce magnifique matériel militaire traîner sans s'en servir ?" Oui, tel en effet serait le véritable héritage de Trump et la vision d'avenir pour les États-Unis d'Amérique vers laquelle nous nous précipitons tous tête baissée.

Traduit par  Spirit of Free Speech

* Philip M. Giraldi est directeur exécutif du Council for the National Interest, une fondation éducative qui milite en faveur d'une politique étrangère américaine au Moyen-Orient davantage axée sur l'intérêt national. Son site web est  councilforthenationalinterest.org et son adresse e-mail est informcnionline.org.

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