Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN) a rejeté les spéculations selon lesquelles le pays pourrait lancer des représailles militaires en réponse aux récentes restrictions aériennes.
Dans un communiqué publié ce samedi 26 septembre, le Conseil suprême de sécurité nationale (SNSC) a qualifié de fausses les citations et interprétations tirées d'une récente interview du général de division Mohsen Rezaï, lesquelles ont suscité des interrogations et des ambiguïtés concernant des représailles iraniennes contre des aéroports dans les pays voisins.
"L'affirmation selon laquelle l'Iran pourrait décider de riposter aux récentes restrictions aériennes est rejetée", indique le communiqué.
Le texte précise que des négociations sont activement menées avec les pays concernés en vue de la levée des restrictions aériennes imposées illégalement par les Etats-Unis, et qui menace de sanctions tout pays autorisant des vols à destination ou en provenance de l'Iran.
Il existe diverses mesures de rétorsion non militaires susceptibles d'être appliquées à des aéroports spécifiques si nécessaire, lit-on dans le communiqué qui note : "Toutefois, on espère que la situation n'en arrivera pas là."
Mercredi, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN), Mohsen Rezaï, a mis en garde les pays de la région contre toute adhésion à un plan américain visant à restreindre l'aviation iranienne, affirmant que toute tentative d'empêcher les avions iraniens d'utiliser les aéroports de la région pourrait également affecter les vols en provenance de ces pays. Ceci, sans toutefois évoquer directement une possible attaque iranienne. Il réagissait en réalité au plan américain de sanctionner les avions iraniens. Ainsi, M. Rezaï exhortait les États de la région à ne pas coopérer avec Washington pour restreindre le secteur aérien iranien.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de lutte continue entre l'Iran et l'agression militaire lancée fin février par les États-Unis et le régime israélien, et qui s'est poursuivie par intermittence au cours des derniers mois.
L'Iran a lancé des frappes massives contre des sites militaires gérés par les États-Unis dans des pays voisins et contre des installations dans lesquelles les États-Unis détiennent une participation importante.
