Traite des personnes : le Togo passe du diagnostic à la planification avec le projet Protect

1008px/726px - 153.65 Koreduce by 50%del

Komla YAWO

Le  projet PROTECT a ouvert mercredi 30 septembre 2026 à Lomé un atelier consacré à la restitution de plusieurs études sur la traite des personnes au Togo. La rencontre de deux jours va permettre aux acteurs concernés de valider les recommandations et de définir les priorités d'action pour renforcer la prévention, la protection des victimes et la réponse judiciaire.

L'atelier porte sur les résultats de plusieurs études consacrées à la traite des personnes au Togo. Les participants doivent également définir les principales actions à mettre en œuvre à partir des recommandations formulées dans ces travaux.

1008px/756px - 136.9 Koreduce by 50%del

Traite des personnes : le Togo passe du diagnostic à la planification avec le projet PROTECT

Trois études au cœur des travaux

Porté par Expertise France avec le financement de l'Agence française de développement (AFD), le projet PROTECT vise à renforcer la prévention de la traite des personnes, la protection des victimes et les capacités des acteurs impliqués dans cette lutte.

L'atelier de  Lomé constitue une étape consacrée au passage du diagnostic à la planification. Les travaux portent notamment sur trois études à savoir l'analyse du contexte national de la traite des personnes, le diagnostic de la chaîne pénale et l'intégration de la dimension de genre dans la lutte contre ce phénomène.

À partir de ces analyses, les participants doivent élaborer un plan d'action tenant compte des réalités nationales. L'objectif est de parvenir à un cadre d'intervention opérationnel et mesurable, destiné à répondre aux principaux défis identifiés sur le terrain.

1008px/662px - 125.36 Koreduce by 50%del

Traite des personnes : le Togo passe du diagnostic à la planification avec le projet PROTECT

Une réponse qui implique plusieurs acteurs

La rencontre a été ouverte en présence de plusieurs responsables engagés dans la lutte contre la traite des personnes. Parmi eux figuraient Kandalé Kondoh, président de la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes (CNLTP), Benjamin Neumann, directeur de l'AFD au Togo, ainsi que Mme Titikpina Abdoulaye Aïssatou, inspectrice des services au ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l'Enfance, représentant la ministre.

Les interventions ont notamment porté sur la nécessité d'améliorer la coordination entre les différents acteurs, de renforcer les mécanismes de prévention et de protection des victimes et de consolider la réponse judiciaire.

Pour Benjamin Neumann, l'atelier marque le passage à une nouvelle phase du projet, consacrée à l'exécution des recommandations issues des études. Kandalé Kondoh a, pour sa part, insisté sur l'importance des données et des analyses pour évaluer les actions engagées, identifier les difficultés persistantes et adapter les interventions au contexte togolais.

Une dimension régionale et transfrontalière

Le projet PROTECT s'inscrit également dans une approche régionale. D'une durée de quatre ans, il intervient prioritairement au Bénin, en Guinée, au Nigéria, en Sierra Leone et au Togo. Sa composante régionale couvre également la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Libéria.

Le projet repose sur cinq principaux axes. Il s'agit de la coordination institutionnelle, du renforcement de la chaîne pénale, de la prévention et la protection des victimes, de la coopération bilatérale, transfrontalière et régionale, ainsi que de l'amélioration de la production et de l'analyse des données.

Une attention particulière est également accordée à la dimension de genre et aux enjeux liés au numérique, alors que les pratiques des réseaux de traite évoluent avec l'utilisation croissante des outils digitaux.

Les travaux doivent se poursuivre jusqu'au 1er octobre 2026. Ils doivent permettre aux différents acteurs de parvenir à une vision commune des priorités et de planifier les actions à conduire au Togo pour renforcer la réponse nationale à la traite des personnes.

 linvestigateurafricain.tg