Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré que la "Journée nationale de la vérité et de la réconciliation" du Canada ne saurait remplacer les réponses attendues sur le sort des enfants arrachés à leurs familles, maltraités et enterrés loin de leur foyer.
Dans une publication sur X, jeudi, à l'occasion de la "Journée nationale de la vérité et de la réconciliation" au Canada, M. Baghaï a souligné : "Des questions continuent de hanter la conscience du monde concernant les enfants autochtones du Canada."
Il a déploré que ces enfants autochtones "aient été séparés de leurs familles, dépouillés de leurs noms, de leurs langues, de leurs cultures et de leurs identités, et soumis à un système d'assimilation forcée".
Le 30 septembre marquait la "Journée nationale de la vérité et de la réconciliation" au Canada, censée honorer les survivants des pensionnats autochtones et leurs familles, tout en honorant la mémoire des enfants autochtones innocents qui ne sont jamais rentrés chez eux. Cependant, selon Baghaï, la réconciliation ne peut être réduite à une simple journée commémorative ou à une rhétorique politique.
"Lorsque des questions graves restent sans réponse et que l'histoire des pensionnats autochtones est contestée ou occultée, la réconciliation demeure incomplète", a-t-il écrit, soulignant que "la souffrance des enfants autochtones n'est pas une guerre culturelle", mais "une question de vérité historique et de responsabilité".
Le diplomate a ajouté que les questions entourant les sépultures anonymes "méritent des preuves et de la transparence ainsi qu'un examen honnête du dossier historique, et non du déni, de la distorsion ou du silence", concluant : "Pas de réconciliation sans vérité. Pas de justice sans responsabilité."
Le système des pensionnats autochtones a arraché de force plus de 150 000 enfants des Premières Nations, inuits et métis à leurs familles pendant plus d'un siècle.
La Commission de vérité et réconciliation avait recueilli le témoignage de plus de 6 600 survivants et témoins avant de conclure, en 2015, que ce système s'inscrivait dans une politique d'État de génocide culturel.
En septembre 2025, le Centre national pour la vérité et la réconciliation a annoncé avoir vérifié 1 143 noms supplémentaires d'enfants décédés en raison du système des pensionnats, tout en mettant à jour les informations sur plus de 1 000 autres élèves, après avoir examiné des archives historiques ainsi que des témoignages de survivants et de familles.
