
Peter W. Logghe
Source: facebook.com
Partout en Europe occidentale, nous sommes confrontés à des décisions de justice qui mettent en danger notre sécurité collective. Cela s'est manifesté en Italie dans deux affaires judiciaires récentes qui y ont suscité une vive émotion. En juin, un juge de Pérouse, en Ombrie, a décidé de remettre en liberté un migrant clandestin gambien, déjà "connu des services de police", après une tentative d'enlèvement d'une fillette de cinq ans. À Turin, ce scénario absurde s'est répété: un ressortissant bangladais a été remis en liberté après avoir agressé sexuellement une jeune fille de treize ans, au motif qu'il s'était "excusé".
L'homme originaire du Bangladesh travaillait dans une supérette à Turin. Une jeune fille de treize ans l'a accusé d'avoir eu un comportement sexuel déplacé. Selon les services de police, son récit concordait avec les images de vidéosurveillance du magasin. Celles-ci montraient d'ailleurs que, peu auparavant, l'homme s'en était également pris à une femme de quarante ans, que la police italienne cherche actuellement à retrouver. À la suite d'une plainte déposée par la famille de l'adolescente, l'homme a été interpellé par la police.
Comment peut-on encore expliquer ce laxisme à la famille des victimes ? Aux victimes elles-mêmes?
Le procureur Paolo Cappelli avait demandé son placement immédiat en détention en raison d'un risque imminent de récidive. Lors de son interrogatoire, l'auteur a reconnu les faits et s'est "excusé". Malgré ses aveux concernant ces faits graves et "les difficultés de l'homme à maîtriser ses pulsions", le juge d'instruction a décidé de le remettre en liberté. Il doit seulement se présenter à la police à intervalles déterminés.
Ces décisions provoquent une nouvelle polémique politique au sein des autorités italiennes. La présidente du Conseil, Giorgia Meloni, a bien résumé la situation: "Une jeune fille de treize ans va acheter un goûter pour ses petits frères. Elle entre dans une petite boutique et, lorsqu'elle rentre chez elle, sa jeune vie est détruite".
Il n'est guère surprenant que l'Association nationale des magistrats italiens ait réagi. Elle ne s'est toutefois pas prononcée sur les décisions des juges, mais sur l'intervention de Meloni, qu'elle a considérée comme une atteinte à l'autonomie du pouvoir judiciaire.
Eh bien... On peut peu à peu se demander si la justice de nos pays d'Europe occidentale est réellement équipée pour réagir efficacement à ce type de faits criminels graves et répétés.