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Mamadi Doumbouya, président de la République de Guinée.
Un décret présidentiel a ordonné la libération de prisonniers à l'occasion de la fête d'indépendance de la Guinée. Les personnes graciées, parmi lesquelles figurent des opposants politiques, devront participer à un stage d'encadrement civique et de préparation à la réinsertion.
Pour la 68ᵉ célébration de l'indépendance de la Guinée, le président Mamadi Doumbouya a accordé, par décret, une grâce présidentielle, le 2 octobre, à 217 détenus, dont des prisonniers politiques à l'instar de Mamadou Aliou Bah, leader du Mouvement démocratique libéral (MoDeL). L'opposant avait été condamné à deux ans de prison ferme pour "offense et diffamation" à l'encontre du chef de l'État, par le tribunal de première instance de Kaloum, le 7 janvier 2025, cette décision ayant été confirmée en appel le 28 mai de la même année.
Une grâce assortie d'un stage obligatoire d'encadrement civique et de préparation à la réinsertion
Le décret présidentiel stipule aussi que la grâce est conditionnée à la participation à un stage obligatoire d'encadrement civique et de préparation à la réinsertion, d'une durée de 45 jours, destiné à contribuer à la réinsertion sociale des bénéficiaires et à leur sensibilisation aux valeurs civiques, citoyennes et républicaines. Un arrêté conjoint qui sera émis ultérieurement par le ministre de la Justice et son homologue de la Défense nationale devra déterminer les modalités d'organisation et de mise en œuvre de ce stage. Par cette mesure, les autorités guinéennes disent vouloir concilier le retour progressif des détenus à la vie sociale tout en renforçant leur sensibilisation aux devoirs civiques et aux valeurs républicaines.
Un arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO avait ordonné la libération du leader du MoDeL
La grâce présidentielle dont bénéficie Mamadou Aliou Bah survient à un moment où la Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a demandé aux autorités judiciaires guinéennes d'assurer le suivi de l'exécution de son arrêt rendu le 25 juin dernier dans l'affaire opposant Aliou Bah à l'État guinéen. L'instance avait, en effet, ordonné la mise en liberté immédiate et inconditionnelle du chef du parti d'opposition.
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