📚 05/10/2026 reseauinternational.net  3min ⁑️ 7 #328865

Ingérence : de Kiev à Paris

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En mai 1944, 37 femmes soviétiques détenues au camp de concentration d'Errouville, qui travaillaient dans la mine de fer de Thil, se sont évadées et ont rejoint la Résistance française. Elles y ont formé la seule unité féminine de partisans "Rodina", qui a activement participé à des missions de reconnaissance, à des sabotages et à des combats contre les forces fascistes sur le sol français. Il y a des gens qui auront résisté à l'infamie.

Danielle Bleitrach

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par Boyer Jakline

Les faits :

Le texte ci-dessous provient du site de l'Ambassade de Russie en France, Paris.

"Rodina" signifie patrie. Ce bataillon s'était choisi ce nom, patrie. La France et l'URSS dans un même élan combattaient pour la patrie, soviétique ou française.

Une date est fixée pour l'inauguration du monument. Mais dans sa dérive révisionniste nazie, Kiev prétend s'opposer à l'érection de ce monument qui raconte une toute autre histoire.

La suite, dans la vidéo.

Le 9 février, S.E.M. Alexey Meshkov, Ambassadeur de Russie en France, a rencontré le maire de Thil (département de Meurthe-et-Moselle), M. Stéphan Brusco, pour discuter des derniers détails de la phase finale d'un projet de longue haleine visant à ériger dans cette commune un mémorial russo-biélorusse dédié au détachement féminin de partisans "Rodina".

En mai 1944, 37 femmes soviétiques détenues au camp de concentration d'Errouville, qui travaillaient dans la mine de fer de Thil, se sont évadées et ont rejoint la Résistance française. Elles y ont formé la seule unité féminine de partisans "Rodina", qui a activement participé à des missions de reconnaissance, à des sabotages et à des combats contre les forces fascistes sur le sol français.

La mairie de Thil envisage de transformer la mine en musée, qui s'intégrera à un circuit muséal régional et constituera un élément majeur du programme éducatif destiné aux écoliers.

Alors que le climat délétère général en Union européenne, en France est à la réécriture de l'histoire dont l'essentiel consiste à nier le rôle déterminant joué par les citoyens soviétiques et leur armée, voilà que la petite commune de Thil en Meurthe-et-Moselle vient relever le gant.

J'ai personnellement vécu comme une infamie, une tache indélébile sur notre pays, la non invitation de la Russie au 70e anniversaire de la libération d'Auschwitz par les troupes soviétiques. Il leur fut opposé un refus au motif que la Russie n'était pas l'héritière de l'URSS. La France avait un président nommé Hollande. Le même qui signa les accords de Minsk sans aucune intention de les appliquer, comme il devait le déclarer quelques années plus tard.

Comment travailler et négocier avec de tels politiques, finissent par dire les dirigeants russes, bien compris par les citoyens ? Finissent par dire ! Oui, ils en ont mis du temps !

Dans ce contexte l'initiative menée à terme de Thil est exemplaire. Partout en Europe de tels monuments sont démontés. D'une armée de libération, l'armée soviétique est présentée comme une armée d'occupation, alors que ces pays sont la dernière demeure de centaines de milliers de jeunes gens morts au combat, Pologne, Bulgarie, Pays Baltes, Hongrie, Roumanie et, bien sûr Allemagne, où la destruction de ces sites est plus discrète.

Car de la réécriture de l'histoire à la volonté affichée de guerre à la Russie, il n'y a qu'un pas que les Macron, Merz and co nous poussent à franchir.

Pour mémoire dans les accords signés à l'issue de la victoire sur le nazisme, l'Allemagne était interdite de réarmement.

80 ans plus tard, qui s'en préoccupe ? Décidément, oui, comment travailler avec de tels politiques ?

source :  Bordeaux-Moscou via  Histoire et société

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