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Donald Trump
Washington avertit que toute banque étrangère continuant à travailler avec l'Iran peut désormais être sanctionnée sans préavis. Les États-Unis utilisent l'accès au dollar et au système financier américain comme levier pour pousser les établissements étrangers à se retirer.
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Cette stratégie repose sur le poids central du dollar et de l'accès au système financier américain. Une banque étrangère n'a pas besoin d'être américaine pour être vulnérable : si elle utilise des correspondants en dollars, possède des actifs aux États-Unis ou dépend de transactions transitant par le système bancaire américain, Washington peut limiter ou couper cet accès. C'est le principe des sanctions dites "secondaires", qui permettent aux États-Unis de viser des acteurs non américains pour leurs activités avec l'Iran.
Le rouleau compresseur des sanctions
Ce message s'inscrit dans le cadre d'une campagne plus large baptisée "Operation Economic Outcast", destinée à isoler davantage l'économie iranienne. Ces dernières semaines, Washington a sanctionné de nouveaux réseaux de financement et d'approvisionnement liés à Téhéran, notamment le système financier russe A7, accusé d'avoir facilité des opérations de contournement des sanctions avec l'appui d'entités extérieures.
Cette pression vise en particulier les banques du Golfe, d'Asie et des places financières intermédiaires susceptibles de faciliter les paiements iraniens, directement ou via des sociétés écrans. Elle touche aussi indirectement les exportations pétrolières iraniennes, puisque chaque vente nécessite des circuits de paiement, d'assurance et de financement.