📉 06/10/2026 rtenfrancais.tv  3min 6 #328998

Finances publiques : en pleine crise française, la Cour des comptes recommande de céder certaines participations de la Caisse des dépôts

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© Glen Sterling/UCG/Universal Images Group Source: Gettyimages.ru

La Caisse des dépôts et consignations, communément appelée Caisse des dépôts, est une institution financière publique française. Son siège social est situé dans le 7e arrondissement de Paris.

Dans un rapport publié le 5 octobre, la Cour des comptes estime que la Caisse des dépôts pourrait céder certaines participations ne correspondant plus à la stratégie de l'État, dont la cession pourrait contribuer au redressement des finances publiques. Elle juge qu'une revue du portefeuille, évalué à 31,6 milliards d'euros, mériterait d'être menée.

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Dans un rapport publié lundi 5 octobre, les magistrats financiers jugent qu'une revue plus approfondie du portefeuille de la Caisse des dépôts (CDC) "mériterait d'être réalisée" au-delà des examens annuels. L'objectif est de "recentrer le portefeuille actuel et le redimensionner significativement". Les participations concernées sont celles qui s'écartent de la stratégie actionnariale de l'État, centrée sur la résilience, le développement local et la cohésion territoriale.

France : Vendre les actifs non stratégiques de la Caisse des dépôts : la Cour des comptes cible un portefeuille de 31,6 milliards La Cour des comptes demande à la Caisse des dépôts de revoir en 2026 ses participations hors actifs historiques, valorisées 31,6 milliards d'euros à mi-2025. L'objectif : céder les lignes sans justification stratégique et reverser une partie du produit à l'État, sans fragiliser les revenus du groupe. La Cour des comptes a demandé à la Caisse des dépôts de mener en 2026 une revue approfondie de ses participations, dont le périmètre concerné était évalué à 31,6 milliards d'euros au 30 juin 2025. Les magistrats visent les actifs qui ne correspondraient plus à la stratégie d'actionnaire public et envisagent qu'une partie du produit de cessions éventuelles soit versée exceptionnellement à l'État pour contribuer au redressement des finances publiques. La recommandation ne constitue ni un programme de privatisations, ni un objectif de recettes budgétaires. Elle ne désigne aucune entreprise à vendre et ne fixe aucun montant de cession. La Cour demande à la CDC, à l'Agence des participations de l'État et à la direction générale du Trésor de conduire un examen plus poussé que les revues annuelles du groupe afin de "recentrer le portefeuille actuel et le redimensionner significativement".

- Jean-Claude JOSSART (@JCLJOSSART)  October 5, 2026

Entre 2015 et 2025, les filiales et participations ont apporté 22,3 milliards d'euros au bénéfice net cumulé de la CDC, soit 64 % du résultat du groupe.

La Cour précise que seraient "au minimum" conservés les filiales et activités clés, comme Bpifrance, La Poste et la SFIL, ainsi que les services internes de la Caisse. Une partie des produits de cession pourrait ensuite remonter à l'État sous forme de versements exceptionnels.

Bras financier de l'État, la CDC gère notamment les encours du Livret A et du livret de développement durable et solidaire (LDDS) destinés au logement social. Fin 2025, le bilan de son fonds d'épargne s'élevait à 453 milliards d'euros, pour un bénéfice net de 2,4 milliards. Le rapport ne désigne aucune entreprise à céder et ne fixe aucun montant, mais rappelle que la CDC a déjà allégé certaines positions ces dernières années, comme dans Egis, Qualium Investissement ou Transdev.

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