🗺️ 07/10/2026 rtenfrancais.tv  2min 3 #329162

Tentative numéro 22 : l'Ue prépare de nouvelles sanctions contre la Russie

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[Image d'illustration]

Bruxelles prépare quelque 1650 nouvelles inscriptions sur ses listes noires, principalement contre l'industrie militaire russe. Banques, pétrole, transports : les restrictions couvrent déjà des pans entiers de l'économie. Le président russe Vladimir Poutine souligne que la Russie s'est renforcée malgré cette pression.

Après vingt et un paquets de sanctions, Bruxelles ne s'en lasse pas. Les ambassadeurs des États membres doivent tenter de s'accorder le 7 octobre sur environ 1 650 nouvelles inscriptions visant la Russie, rapporte Reuters, qui cite des diplomates européens.

Ce projet serait ensuite soumis aux ministres des Affaires étrangères le 12 octobre pour adoption définitive. Le précédent paquet remonte au 23 juillet. Moins de trois mois plus tard, l'Union européenne prépare une nouvelle extension de ses listes noires.

Un record d'inscriptions, pas un bilan de résultats

Le projet du Service européen pour l'action extérieure cible surtout le complexe militaro-industriel russe. Environ 1 570 personnes et organisations de ce secteur seraient concernées. Plus de la moitié de ces désignations porterait sur la production de missiles, selon Reuters.

Reuters présente cette vague comme la plus importante depuis 2022. Le principal dispositif européen compte déjà plus de 3 000 personnes et entités visées. Gel des avoirs, interdictions de transactions et restrictions d'entrée pour les personnes visées : Bruxelles entend reprendre les mêmes instruments à plus grande échelle.

Le reste serait réparti entre plusieurs régimes distincts, dont celui concernant la Corée du Nord. Le chiffre de 1 650 désigne ainsi des ajouts aux listes, et non autant de nouvelles mesures économiques. Il renseigne sur l'ampleur du projet, sans démontrer son efficacité.

Une économie russe soumise à des milliers de restrictions

Les paquets précédents ont déjà visé les banques, les produits énergétiques, l'aviation, le transport maritime et les technologies. Ils ont limité les exportations de biens utilisables à des fins militaires et la fourniture de services aux entreprises russes. La pression européenne s'étend bien au-delà des fabricants d'armes.

"Des changements structurels ont été engagés dans l'économie russe, qui l'ont rendue plus forte, plus résiliente et plus mobile", a-t-il affirmé.

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