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Naïm Qassem, secrétaire général du Hezbollah.
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, s'est dit prêt à coopérer avec l'État libanais sur le monopole des armes, une évolution notable dans le discours du Hezbollah. Le mouvement refuse toutefois tout désarmement imposé et exige d'abord le retrait israélien complet du Liban-Sud.
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Il ne s'agit toutefois pas encore d'un engagement clair à désarmer le mouvement. Qassem continue de poser comme préalable le retrait israélien complet du Liban-Sud et le retour des habitants dans les zones frontalières. Fin septembre, il affirmait déjà être prêt au dialogue sur les armes, mais seulement après la "libération" du territoire encore occupé par Israël.
Un Hezbollah de plus en plus isolé ?
Cette évolution intervient dans un contexte de forte pression intérieure. Depuis mars, le gouvernement libanais a interdit les activités militaires du Hezbollah après de nouveaux tirs vers Israël, tandis que l'exécutif cherche à réaffirmer le monopole de l'État sur la force armée.
Le Hezbollah tente donc de préserver une marge de négociation. Affaibli militairement par les frappes israéliennes et davantage isolé régionalement, le mouvement ne renonce pas à la "résistance", mais semble désormais accepter que la question de ses armes puisse être discutée dans un cadre institutionnel libanais.
Cette ouverture reste cependant très conditionnelle. Tant qu'Israël maintiendra des positions dans le Sud et que le Hezbollah considérera la menace israélienne comme intacte, un désarmement complet paraît peu probable à court terme.
Ces échanges, encore exploratoires, pourraient aussi peser sur l'avenir du Hezbollah au Liban, notamment sur ses réseaux logistiques, ses relations avec la Syrie et sa capacité à redéfinir son rôle régional.