
À cœur ouvert
Une émission de Lise Philippe.
Invités : Cécile Maïchak fondatrice de DOSUMANI et la grande famille, Dominique BAUDINAUD fondateur de VIAC 19, Céline de Saint Felix, Florence & Aurore.
Thème : Injections - Ne cessons pas de parler des victimes !
Elles existent. Elles souffrent. Certaines disent ne plus reconnaître leur vie d'avant. Et pourtant, plusieurs années après les campagnes massives de vaccination contre le Covid-19, elles ont souvent le sentiment d'être devenues les grandes oubliées de cette histoire.
Pour ce nouveau numéro de "À cœur ouvert", Lise Philippe a choisi de leur ouvrir la porte.
Avec Cécile Maïchak, fondatrice de DOSUMANI et La grande famille, Dominique Baudinaud, fondateur de VIAC 19, Céline de Saint Felix, Florence et Aurore, nous allons parler de celles et ceux qui attribuent à une injection contre le Covid l'apparition de pathologies parfois lourdes et invalidantes.
"Avant l'injection, j'allais bien..."
C'est une phrase qui revient dans de nombreux témoignages.
Puis viennent parfois les examens, les spécialistes, l'incompréhension, l'errance médicale et cette question obsédante : Que m'est-il arrivé ?
Les effets indésirables des vaccins Covid ne sont pas une invention : myocardites, péricardites et certaines complications thrombotiques, notamment, ont bien été identifiées au cours de la pharmacovigilance. Et des chercheurs continuent de discuter l'étendue exacte du risque, les biais des études observationnelles et la qualité de la surveillance mise en place.
Mais derrière cette bataille scientifique existe une réalité beaucoup plus humaine : que deviennent ceux qui pensent avoir été victimes d'un effet indésirable grave ?
Pourquoi est-il si difficile d'en parler ?
Pendant la crise sanitaire, des milliards de doses ont été administrées dans le monde. Dans un tel contexte, demander une pharmacovigilance extrêmement exigeante ne relève ni du complotisme ni de l'antiscience.
C'est précisément une exigence scientifique.
Combien d'effets indésirables ont été correctement détectés ?
Combien ne l'ont pas été ?
Comment établir la causalité lorsqu'une pathologie apparaît après une injection ?
Les systèmes de pharmacovigilance étaient-ils suffisamment performants ?
Et les victimes potentielles ont-elles bénéficié de toute l'attention qu'elles méritaient ?
Écouter, enquêter, comprendre
Reconnaître l'existence de victimes d'effets indésirables ne signifie pas attribuer automatiquement chaque maladie survenue après vaccination au vaccin.
Mais l'absence de preuve immédiate n'autorise pas davantage à mépriser un témoignage ou à interrompre l'enquête.
C'est justement lorsque les certitudes s'affrontent qu'il faut revenir aux dossiers médicaux, aux données, aux autopsies lorsqu'elles existent, à la pharmacovigilance et aux études contradictoires.
Et surtout aux êtres humains.
Parce qu'après les campagnes, les slogans et les statistiques, demeure une question à laquelle aucune société ne devrait se soustraire :
si des personnes ont été blessées par une politique sanitaire menée au nom de l'intérêt collectif, qui les écoute aujourd'hui ?
