L'Iran annonce l'atterrissage à l'aéroport de Téhéran du premier vol international assuré par une compagnie aérienne étrangère depuis la suspension du trafic aérien due à la guerre israélo-américaine.
Le premier vol international assuré par une compagnie aérienne étrangère a atterri jeudi 8 octobre à l'aéroport international Imam Khomeiny de Téhéran, marquant l'aboutissement d'intenses efforts diplomatiques visant à rétablir les liaisons aériennes internationales. Assuré par la compagnie irakienne Iraqi Airways, l'appareil est arrivé dans la matinée après avoir décollé de la ville sainte de Najaf, constituant ainsi la toute première desserte étrangère depuis la suspension totale des vols internationaux décrétée durant le conflit.
Cette reprise fait suite à un accord entre compagnies aériennes iraniennes et irakiennes, rendu possible après que Bagdad a obtenu de Washington une dérogation spéciale permettant aux transporteurs iraniens d'opérer à destination et en provenance de l'aéroport international de Najaf.
Pour rappel, les liaisons avaient été interrompues à la suite de sanctions américaines ciblant le secteur aéronautique iranien et pénalisant les prestataires de services.
L'Irak avait multiplié les démarches pour obtenir ces exemptions de Washington, invoquant notamment les impératifs liés aux pèlerinages, ainsi qu'aux déplacements d'ordre médical et éducatif.
Le 28 février dernier, les États-Unis et le régime sioniste ont déclenché une guerre d'agression non provoquée contre l'Iran. Quarante jours plus tard, le 8 avril, les ennemis ont été contraints de proposer unilatéralement le cessez-le-feu face à la courageuse résistance iranienne et au succès des opérations de représailles de Téhéran.
Le 17 juin, Téhéran et Washington ont par la suite paraphé un mémorandum d'entente, sous l'égide du Pakistan, visant à mettre un terme définitif aux hostilités et à ouvrir la voie à de nouvelles négociations. Néanmoins, la violation par Washington de l'ensemble des dispositions de cet accord a conduit l'Iran à apporter une réponse ferme.
