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Des manifestants anti-Brexit à Londres en juin 2026
Après les propos d'Andy Burnham sur un éventuel retour britannique, Emmanuel Macron a lancé un "Welcome back!" et le ministre de l'Économie Roland Lescure a déclaré aux Britanniques : "Revenez quand vous voulez!" Paris reste ferme face à tout partenariat à la carte.
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Fin septembre, le dirigeant travailliste a rompu un tabou en envisageant plusieurs scénarios pour les relations futures avec l'UE : le statu quo, un retour dans l'union douanière ou le marché unique, voire "aller jusqu'au bout", autrement dit une réintégration complète. Il n'a pas exclu qu'un nouveau référendum figure dans le manifeste travailliste pour les législatives de 2029 si l'opinion publique évolue.
Jeudi 8 octobre, le ministre de l'Économie Roland Lescure a enfoncé le clou sur la BBC : "Si [les Britanniques] souhaitent revenir, ce sera à eux de décider. Mais ce que je peux leur dire, c'est : revenez quand vous voulez !"
In an interview with @faisalislam at the @BBC, Economy and Finance Minister Roland Lescure said that the EU is "a place where we can invest together", and added "I think we can address the challenges that the world faces in a better way". t.co
- French Embassy UK🇫🇷🇪🇺 (@FranceintheUK) October 8, 2026
Paris accompagne toutefois ces ouvertures d'un rappel : le chef de l'État a prévenu qu'"on ne peut pas décider de prendre ce qui nous arrange et pas le reste". Un éventuel retour se ferait sans les opt-out historiques (euro, Schengen, rabais budgétaire), ce qui constituerait une rupture avec le statut qu'avait Londres avant le Brexit. Juridiquement possible via l'article 49 du traité sur l'UE, le processus exigerait l'unanimité des Vingt-Sept et s'étalerait sur plusieurs années.
Selon un sondage YouGov de fin septembre, 55 % des Britanniques seraient favorables sur le principe à un retour, mais ce soutien chute à 35 % s'il implique l'euro ou Schengen. Les partisans du Brexit, comme Richard Tice (Reform UK), y voient une "trahison". Du côté européen, la méfiance persiste : le divorce de 2020 a laissé des traces, et personne n'envisage un statut sur mesure. Les appels du pied lancés par Paris pourraient bien rester lettre morte.