Les plus de 50 unités de combat et de soutien des forces terrestres de l'armée iranienne, déployées le long des frontières du pays depuis le début de la guerre d'agression américano-israélienne, seront maintenues en place. Elles identifieront et contreront la moindre incursion hostile, a déclaré le commandant en chef des forces terrestres de l'armée, le général de brigade Ali Jahanshahi, lors d'un entretien accordé à l'agence de presse Fars, rendu public ce samedi 10 octobre.
Le déploiement couvre les régions allant du nord-ouest à l'ouest et au sud-ouest du pays, ainsi que celles s'étendant de l'est au sud-est, jusqu'au littoral du Makran, a-t-il fait savoir. Les unités comprennent des brigades mobiles, des troupes de réaction rapide, des unités blindées et mécanisées, ainsi que des divisions d'artillerie, du génie, de missiles et de drones, dont l'acheminement a été assuré au moyen de véhicules militaires lourds.
Le général Jahanshahi a expliqué que le niveau de préparation des forces terrestres au cours de la récente guerre imposée résultait des mesures prises après la guerre des Douze jours. Celles-ci comprenaient la révision des plans opérationnels, la réorganisation des formations de combat ainsi que l'équipement des unités en armes de frappe de précision, en systèmes d'armement intelligents et en équipements connectés en réseau.
Interrogé sur le niveau de préparation des forces armées face à une éventuelle nouvelle agression contre la République islamique d'Iran, Ali Jahanshahi a indiqué que des opérations de reconnaissance ont été menées à travers le pays afin de se préparer à l'éventualité d'une incursion de forces ennemies en Iran.
"Les zones où des aéronefs ennemis pourraient atterrir ou être présents, notamment les aérodromes abandonnés, ont été identifiées, et les unités nécessaires pour contrer de telles menaces ont été prévues. Des mesures ont été prises dans le domaine du renseignement et, grâce à Dieu, nous disposons d'une connaissance approfondie de la situation sur le plan du renseignement", a-t-il affirmé.
À rappeler que les États-Unis et le régime israélien ont mené leur première guerre criminelle contre l'Iran en juin 2025, qui a duré 12 jours. Leur deuxième agression a débuté le 28 février 2026 et a pris fin début avril, au terme de 40 jours de combats. Lors de ces deux guerres, la résistance de l'Iran et le succès de ses opérations de représailles ont contraint les agresseurs à accepter un cessez-le-feu.
Les remarques du commandant en chef des forces terrestres de l'armée iranienne ont été formulées dans un contexte d'intensification de l'activité militaire américaine en Asie de l'Ouest et de durcissement du discours hostile des responsables américains à l'égard de la République islamique d'Iran.
Téhéran a averti à plusieurs reprises que toute nouvelle agression contre le territoire iranien entraînera des frappes contre les bases américaines et les moyens navals des États-Unis déployés dans la région.
