🗺️ 12/10/2026 french.presstv.ir  3min 3 #329683

 Blocages lycéens : la mobilisation s'étend avec le soutien de Lfi

Paris : une femme porte plainte contre un policier pour agression sexuelle après une manifestation lycéenne

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Une femme a porté plainte contre un policier pour agression sexuelle à Paris, à la suite d'une manifestation lycéenne.

Une manifestante venue soutenir la mobilisation lycéenne devant le lycée Hélène-Boucher, dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, le jeudi 8 octobre, a porté plainte contre un policier pour agression sexuelle, trois jours après les faits, a appris RTL.

"C'était hyper violent. Il n'y avait vraiment aucune ambiguïté sur le geste", affirme la plaignante au micro de RTL. "J'avais bien vu ses yeux, même s'il était casqué et qu'il avait la cagoule. J'ai essayé de prendre quelques RIO [Référentiel des Identités et de l'Organisation], mais évidemment aucun ne portait son RIO", a-t-elle détaillé.

Il est normalement obligatoire pour les membres des forces de l'ordre de porter ce numéro d'identification. "La difficulté à identifier les agents mis en cause engendre indéniablement de l'impunité", a notamment déploré l'avocat de la plaignante auprès de BFMTV.

À noter que 24 enquêtes ont été ouvertes par l'IGPN (Inspection générale de la Police nationale) depuis le début de la mobilisation lycéenne, dont les premières manifestations ont eu lieu à la fin du mois de septembre.

Un adolescent de 15 ans conteste la version policière après avoir perdu une main

Parallèlement, à Lens, dans le Pas-de-Calais, un adolescent de 15 ans, grièvement blessé lors d'une manifestation organisée en marge d'un blocage lycéen, conteste la version des faits avancée par les policiers.

Evan a perdu sa main gauche après l'explosion d'une grenade assourdissante, lors d'un rassemblement lundi. Dans un communiqué publié samedi, son avocate affirme que le lycéen "dément avoir ramassé la grenade" et "nie toute participation à des violences".

Vendredi, le procureur de Béthune, s'appuyant sur les premiers éléments de l'enquête confiée à l'IGPN, a estimé que le tir de la grenade policière s'est fait "conformément au mode opératoire" prescrit par la réglementation. Il a par ailleurs indiqué que "l'ensemble des témoignages, à l'exception d'un seul, convergent sur le fait que la grenade a été tirée à longue distance (80 mètres)", qu'elle "a atterri au sol", avant que l'un des manifestants "ne s'en empare jusqu'à ce qu'elle explose", précisant toutefois qu'il "n'existe pas de vidéo à disposition des enquêteurs permettant de visualiser l'explosion de la grenade".

"Evan conteste formellement la version des faits retenue par le parquet", répond l'avocate de l'adolescent et de sa mère. "Sa famille s'étonne de voir la version policière déjà soutenue par le procureur, alors même qu'Evan n'a pas encore été entendu par la police, qu'aucune image directe des faits n'est disponible et que les témoignages recueillis présentent des divergences", poursuit-elle.

Dans plusieurs villes de France, les lycéens poursuivent leur mobilisation pour dénoncer la dégradation de leurs conditions d'enseignement. Ils réclament notamment davantage de moyens pour assurer le remplacement des enseignants absents et rénover les établissements scolaires les plus dégradés, dont certains sont décrits comme délabrés. L'intersyndicale étudiante et professionnelle a appelé jeudi à une nouvelle journée de mobilisation et de grève, prévue mardi 13 octobre.

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