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Frontière entre l'Algérie et le Maroc. [Photo d'illustration]
L'Algérie affirme avoir arrêté 61 Marocains soupçonnés de préparer des "actes de sabotage" à Oran. Selon la police, ils seraient entrés clandestinement dans le pays depuis la Tunisie. À ce stade, aucune cible précise ni saisie d'armes ou d'explosifs n'a été rendue publique.
Les autorités algériennes ont annoncé, le 11 octobre, l'arrestation de 61 ressortissants marocains soupçonnés de préparer des "actes de sabotage" susceptibles de porter atteinte à la sécurité et à l'ordre publics. Selon la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le groupe aurait été interpellé début octobre à Oran, après plusieurs semaines d'enquête. Un ancien militaire de l'armée marocaine figurerait parmi les suspects.
La police algérienne affirme que les membres du groupe étaient entrés clandestinement dans le pays depuis la Tunisie. Arrivés par avion à Tunis, ils auraient franchi la frontière dans la région d'El Kala, dans la wilaya d'El Tarf, en empruntant des sentiers montagneux et forestiers avant de rejoindre Oran par voie terrestre. Des passeports marocains ainsi que des sommes en dirhams et en euros ont été saisis lors de l'opération.
Tensions persistantes entre les deux voisins
À ce stade, les autorités algériennes n'ont toutefois pas précisé quelles cibles auraient été visées, ni annoncé la découverte d'armes ou d'explosifs. Les accusations de sabotage reposent donc pour l'instant sur les conclusions préliminaires de l'enquête algérienne. Les 61 suspects ont été présentés au procureur du pôle pénal spécialisé d'Oran.
L'affaire intervient dans un contexte de tensions extrêmes entre Alger et Rabat. Les deux voisins ont rompu leurs relations diplomatiques en 2021, tandis que leur frontière terrestre reste fermée depuis 1994. L'Algérie accuse régulièrement le Maroc de chercher à déstabiliser le pays, notamment à travers la question du Sahara occidental et ses relations avec Israël. Rabat rejette de son côté ces accusations.
Ces arrestations risquent donc d'alimenter davantage la confrontation entre les deux principales puissances du Maghreb. Elles pourraient aussi devenir un nouveau dossier sécuritaire dans une rivalité qui dépasse désormais largement le seul contentieux territorial.