🗺️ 12/10/2026 french.presstv.ir  4min 6 #329754

Le détroit d'Ormuz ne retrouvera pas la sécurité tant que les États-Unis maintiendront leur blocus naval (Baghaï)

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La sécurité ne sera pas rétablie dans le détroit d'Ormuz tant que les États-Unis poursuivront leur blocus naval et leur guerre économique contre la République islamique d'Iran. Voici les termes utilisés ce lundi 12 octobre par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Il a aussi rejeté les allégations du président américain, Donald Trump selon lesquelles la situation est revenue à la normale dans cette voie maritime stratégique.

"Les allégations américaines ne correspondent en rien à ce que nous constatons sur le terrain. Ils [les États-Unis] peuvent continuer à prétendre que le détroit d'Ormuz n'a plus d'importance et que l'Iran a perdu son moyen de pression, nous, nous continuerons à agir comme nous le faisons actuellement", a déclaré Esmaïl Baghaï.

À noter qu'à la suite du déclenchement de la dernière guerre d'agression américano-israélienne contre la République islamique d'Iran, le 28 février, le détroit d'Ormuz reste fermé.

À rebours des déclarations des responsables américains, le porte-parole de la diplomatie iranienne a souligné que l'évolution des marchés et les évolutions internationales reflètent les réalités de la situation dans ce passage stratégique.

Dans ce droit fil, il a rappelé que les événements survenus dans le détroit d'Ormuz depuis le 28 février résultaient de l'agression israélo-américaine contre la République islamique d'Iran. La fermeture du détroit par l'Iran, a-t-il expliqué, constituait une mesure conforme au droit international, prise en réponse à l'utilisation de cette voie maritime pour mener une agression contre le pays.

M. Baghaï a de nouveau condamné les actes criminels des États-Unis, qu'il a tenus pour responsables de l'insécurité dans le détroit. "Cette situation ne nous convient pas, car ce qui est avant tout essentiel pour nous c'est la sécurité dans le détroit d'Ormuz", a-t-il déclaré, ajoutant que la communauté internationale doit comprendre quelle partie est responsable de la situation actuelle.

Dans un autre volet de ces propos, il a indiqué que les échanges de messages entre l'Iran et les États-Unis se poursuivaient par l'intermédiaire de médiateurs. La République islamique d'Iran, a-t-il déclaré, examine actuellement la réponse de Washington à une proposition de rouvrir le détroit sur sept jours après une réalisation des revendications de Téhéran.

Évoquée récemment en marge de la dernière session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York, cette proposition iranienne, baptisée "plan en sept jours", porte sur les revendications légitimes de Téhéran, a-t-il fait savoir, avant de mettre l'accent sur le fait que celles-ci comprennent la levée du blocus naval, la fin de la guerre sur tous les fronts et le dégel des avoirs iraniens.

"Ce sont les droits de l'Iran, et ils seront défendus dans le cadre de toute négociation. Les circonstances n'ont pas évolué au point de nous obliger à faire preuve de souplesse sur nos droits", a-t-il affirmé, précisant que les nouvelles sanctions américaines imposées en août doivent être levées.

Par ailleurs, Esmaïl Baghaï a rejeté les tentatives visant à présenter les relations entre l'Iran et l'Occident comme un "choc des civilisations", affirmant que la civilisation iranienne s'était développée grâce aux échanges intellectuels et aux interactions avec d'autres cultures.

"Les Iraniens ont toujours été animés par l'esprit de compétition, mais ils l'ont associé à l'interaction. Nous n'avons jamais cherché à affirmer notre puissance ni à assurer notre existence en niant les autres ; nous avons toujours entretenu des relations, y compris avec nos rivaux. Aujourd'hui, l'Occident n'existerait même pas sur les plans intellectuel et conceptuel si, au Moyen Âge, les savants iraniens et musulmans n'avaient pas traduit et interprété la pensée grecque", a-t-il dit.

Dans la foulée, le porte-parole de la diplomatie iranienne a averti que présenter les tensions actuelles comme un affrontement entre les civilisations iranienne et occidentale risque de "légitimer la guerre et l'agression".

Au sujet d'une éventuelle médiation russe dans les échanges entre Téhéran et Washington, Esmaïl Baghaï a indiqué que l'Iran a toujours accueilli favorablement les bons offices des pays amis. Toutefois, il a précisé que le Pakistan et le Qatar demeurent les médiateurs officiels entre Téhéran et Washington.

Plus loin dans ses propos, il a évoqué un entretien téléphonique entre les ministres iranien et saoudien des Affaires étrangères, sur fond des récentes évolutions au Yémen.

Exprimant son inquiétude face à l'évolution de la situation dans la péninsule Arabique, il a réaffirmé que l'Iran est prêt à faciliter le dialogue. Il a souligné qu'une aggravation des tensions ne profitera qu'au régime israélien.

"Nous ne souhaitons donc pas que les hostilités et la guerre se poursuivent entre deux pays musulmans. Notre région connaît déjà suffisamment de tensions en raison des agissements des États-Unis et d'Israël", a-t-il déploré.

Il a conclu en affirmant que le peuple yéménite a le droit de vivre dans la dignité, à l'abri des pressions, des sanctions et du blocus. Selon lui, la situation imposée au pays depuis plus de dix ans ne saurait être justifiée au regard des principes islamiques ou du droit international.

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