📚 13/10/2026 reseauinternational.net  5min ⁎️ 9 #329803

 France : le ministère de l'Intérieur confirme son intention de dissoudre Égalité et Réconciliation

La république des dissolutions vise Égalité et Réconciliation

800px/467px - 46.55 Koreduce by 50%del

par Léo Kersauzie

Le ministère de l'Intérieur a enclenché le 9 octobre 2026 une procédure visant la dissolution de l'association Égalité et Réconciliation (E&R), fondée et présidée par Alain Soral. La décision a été notifiée à l'intéressé par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.

Les motifs invoqués et le calendrier de la procédure

Le ministère s'appuie sur le 6° paragraphe de l'article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure (CSI) en reprochant à l'association l'apologie du nazisme et la diffusion de discours haineux ou discriminatoires envers les personnes juives, immigrées, les femmes et la communauté LGBT. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par des révélations de Mediapart sur d'anciens écrits présumés de Jordan Bardella. Un  Bardella qui avait d'ailleurs annoncé vouloir la dissolution de tous les groupements d'ultra-droite et d'ultra-gauche.

Sur le plan procédural, l'association dispose d'un délai de dix jours pour formuler ses observations (phase contradictoire en cours), avant l'examen éventuel d'un décret de dissolution en Conseil des ministres, tout en sachant que la mesure nationale pourrait ne pas englober l'ensemble des antennes locales.

Réactions

Réfugié à l'étranger depuis février 2026, Alain Soral a dénoncé une "persécution inique" et une "dictature de la minorité", affirmant que cette procédure menacerait de faire basculer son organisation dans la clandestinité.

L'avocat d'Egalité & Réconciliation se charge de rédiger ses observations, conformément à la procédure contradictoire., mais personne ne se fait trop d'illusions face à cette nouvelle attaque qui s'inscrit dans la continuité des pressions qui ciblent depuis des années le président d'E&R et les structures qui diffusent ses analyses. Elle intervient alors que celui-ci se trouve déjà en exil, comme il l'expliquait dans son communiqué du 11 septembre 2026. Dans ce texte, il constatait que la France était "verrouillée" et appelait à soutenir la poursuite de son travail via un abonnement à son site personnel.

La procédure vise non seulement Égalité & Réconciliation, mais également la radio associative ERFM. "Pour justifier son intention, le ministère brandit, une fois de plus, la sempiternelle et fourre-tout accusation de"provocation à la haine, à la discrimination ou à la violence". Un argument désormais si usé qu'il en devient presque rituel : dès qu'une voix sort des clous autorisés, on ressort la même formule, sans trop s'embarrasser de nuance ni de la réalité des contenus visés", peut-on lire sur le site d'Egalité & Réconciliation.

Voici le communiqué d'Alain Soral :

Dissolution d'E&R ?!

Au moment où la société française entre en pré-guerre civile avec d'un côté un RN qui déclare la guerre aux Français musulmans et de l'autre un LFI qui annonce qu'il ne respectera pas le résultat des urnes en cas de victoire du RN, le pouvoir macronien, minoritaire, disqualifié et qui ne se maintient plus qu'en jetant des braises sur le feu, nous annonce ce jour entamer une procédure de dissolution d'Égalité & Réconciliation.

Une volonté de mise à mort de notre association qui se bat dans ce contexte pour une plus que jamais nécessaire réconciliation nationale, arguant pour justifier cette procédure inique de la sempiternelle et creuse accusation de "provocation à la haine" !

Persécution inique mais somme toute logique dans cette "dictature de la minorité" qu'est devenue la France et qui ne se maintient plus que par le diviser pour régner.

Dans ce climat d'avant-guerre, Égalité & Réconciliation, dont son président vit déjà en exil, se voit donc poussé un peu plus vers la clandestinité, comme il en a été à chaque époque où la Résistance devient la seule forme d'action politique honorable, quand tous les tièdes, les lâches et les traitres basculent peu ou prou dans la Collaboration...

Alain SORAL
président d'Égalité & Réconciliation

Aucune décision définitive n'est encore intervenue ; elle n'interviendra qu'après le délai d'observations. L'association Égalité & Réconciliation lance donc des appels à la soutenir.

La république de Macron et les dissolutions

Toute cette affaire en rappelle bien d'autres. Nos lecteurs se souviendront de la  dissolution de CIVITAS en France (réécoutez à ce sujet l'intervention "Aujourd'hui c'est nous, demain c'est vous !"). Au préalable, les mouvements Génération Identitaire, Bastion social, Citadelle,  Les Remparts, La Traboule

Sous la présidence d'Emmanuel Macron, plus de 50 groupements ont été visés par des décrets de dissolution, ce qui constitue un record sous la Ve République. La majorité de ces associations ou mouvements étaient classés à l'ultra-droite.

Ces dissolutions administratives - décidées en Conseil des ministres sur la base de l'article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure (modifié notamment par la loi confortant le respect des principes de la République d'août 2021) - ont aussi, plus exceptionnellement, ciblé quelques mouvements islamistes comme le CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France) et plus rarement encore l'extrême gauche, avec la Jeune Garde dissoute en juin 2025.

source :  Médias-Presse-Info

 reseauinternational.net