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Comment guerres ratées et tensions internes assombrissent les élections du 27 octobre en Israël

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Par  la rédaction de Press TV, le 14 octobre 2026

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se présente aux élections du 27 octobre sur fond de débâcles politiques et stratégiques croissantes, alors que des années de guerres dévastatrices dans toute la région n'ont pas permis d'obtenir les victoires décisives promises à maintes reprises.

Trois ans après l'opération "Al-Aqsa Flood" du Hamas le 7 octobre 2023, qui a exposé l'échec historique du soi-disant "appareil de sécurité" israélien et brisé sa réputation d'invincibilité, la résistance palestinienne reste une force avec laquelle il faut compter, le Hezbollah continue d'être redoutable au Liban, et la République islamique d'Iran s'est imposée comme une superpuissance régionale après deux guerres imposées.

La guerre génocidaire d'Israël contre Gaza a dévasté le territoire palestinien assiégé et tué plus de 74 000 Palestiniens, tout en aggravant l'isolement international du régime. Netanyahu lui-même, et son ancien ministre de la Défense, ont fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI).

Dans les territoires occupés, les dégâts considérables causés par les missiles et les déplacements de population provoqués par les puissantes opérations de représailles iraniennes lors des guerres de 12 et 40 jours ont accru la pression sur le Premier ministre en difficulté et son cabinet de guerre. Même chose quant aux inquiétudes grandissantes et aux questions sans réponse concernant les défaillances des services du renseignement et de l'armée du 7 octobre qui continuent de hanter Netanyahu.

Netanyahu fait également l'objet d'un procès pour des accusations de corruption au niveau national, auxquelles il tente de se soustraire.

Les sondages indiquant que son bloc pourrait ne pas obtenir la majorité parlementaire, Netanyahu risque de perdre le pouvoir après s'être longtemps présenté comme "l'homme indispensable" du régime.

Une élection éclipsée par le 7 octobre

L'opération du 7 octobre 2023 a réduit à néant l'affirmation de longue date de Netanyahu selon laquelle son leadership et ses politiques pourraient protéger les colons illégaux des territoires occupés.

L'opération menée par le Hamas a mis au jour des défaillances majeures au niveau des services du renseignement, de la préparation militaire et de la réaction de l'appareil dit de "sécurité".

À la suite de la guerre génocidaire contre Gaza, de fin 2023 à début 2026, des manifestations, troubles civils et émeutes ont secoué à plusieurs reprises les territoires occupés par Israël, la population protestant contre Netanyahu et son gouvernement.

Ces manifestations ont été largement motivées par la gestion désastreuse de la guerre contre Gaza par le régime et par son incapacité à obtenir la libération des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza. Des dizaines de milliers de personnes à travers les territoires occupés ont rejoint les manifestations hebdomadaires contre le régime d'occupation, réclamant la destitution de Netanyahu.

Les adversaires politiques de Netanyahu ont eux aussi souligné à maintes reprises qu'un Premier ministre à l'origine d'un échec aussi catastrophique doit être tenu pour responsable et destitué. Son maintien au pouvoir près de trois ans plus tard fait de cette question un thème central de la campagne électorale.

Le mois dernier, le député d'opposition israélien Gilad Kariv a exigé la destitution de Netanyahu, la qualifiant de

"nécessité existentielle pour la société israélienne". Kariv a également révélé que Netanyahu "évite de traiter les enquêtes menées par l'armée israélienne sur tout ce qui s'est passé le 7 octobre".

De tels appels à sa destitution ont été maintes fois réitérés ces trois dernières années.

D'autres informations indiquent que Netanyahu aurait été averti avant le 7 octobre d'une éventuelle opération de grande envergure du Hamas, mais qu'il aurait omis de transmettre cet avertissement.

Haaretz a rapporté le mois dernier que les services du renseignement israéliens (Shin Bet) ont été avertis le 15 septembre 2023 d'un "séisme" imminent et d'une "énorme surprise" de la part du Hamas. L'alerte a été transmise à Netanyahu.

Le ministère israélien des Affaires militaires a tenu une réunion deux jours plus tard, mais n'a pris aucune décision.

Constatant l'inaction, le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, s'est entretenu directement avec Netanyahu pendant 45 minutes, cherchant à le convaincre qu'une opération du Hamas serait probable après que Netanyahu ait fait capoter les négociations avec le groupe plus tôt dans l'année.

Netanyahu l'a toutefois assuré qu'il était prêt à tout. Les informations selon lesquelles Netanyahu aurait été prévenu à l'avance d'une opération imminente mais n'aurait pas agi ont suscité de nombreuses réactions.

L'ancien Premier ministre israélien et chef de l'opposition Naftali Bennett a écrit sur X que les avertissements ignorés par Netanyahu constituent une "négligence criminelle", et que c'est la raison pour laquelle il fait tout pour empêcher la création d'une commission d'enquête qui révélerait la vérité.

"Netanyahu ne peut pas rester en fonction une minute de plus, car il est de toute évidence incapable de remédier à la situation", a ajouté Bennett.

De graves crimes internationaux sont désormais indissociables de l'héritage du Premier ministre, avec la guerre génocidaire menée contre Gaza.

Cette guerre a complètement détruit habitations et infrastructures palestiniennes, provoqué des déplacements massifs de population et fait un nombre considérable de morts parmi les civils.

Les forces israéliennes ont continué d'occuper environ les deux tiers de Gaza, la reconstruction n'a pas été engagée et plus de 1,2 million de personnes sont confrontées à une famine aiguë. Plus de 1 400 Palestiniens ont également été tués par des tirs de snipers israéliens depuis le début du pseudo-cessez-le-feu, le 10 octobre 2025.

La condamnation internationale s'est intensifiée, tandis que la CPI a émis un mandat d'arrêt à l'encontre de Netanyahu pour crimes de guerre et crime contre l'humanité.

Ces trois dernières années, le régime israélien a également été confronté à des restrictions et à un isolement internationaux croissants en réaction à son offensive à Gaza. Plusieurs pays ont suspendu ou restreint leurs exportations d'armes, les transferts de matériel militaire ou les licences pour certaines armes spécifiques.

D'autres mesures ont visé les livraisons militaires, le commerce avec les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés et la coopération économique.

Ainsi, le 8 septembre 2026, douze pays - Royaume-Uni, France, Canada, Danemark, Espagne, Finlande, Irlande, Islande, Norvège, Pologne, Portugal et Suède - ont annoncé leur intention d'introduire ou de soutenir des restrictions commerciales sur les marchandises provenant des colonies israéliennes de Cisjordanie occupée.

Si la portée de ces mesures est variable, elles reflètent la pression internationale croissante face aux conséquences humanitaires de la guerre.

La guerre contre l'Iran et les limites de la stratégie militaire de Netanyahu

La guerre d'agression illégale et non provoquée menée par Israël contre l'Iran, avec le soutien des États-Unis, est devenue un autre fardeau politique majeur pour Netanyahu.

Un sondage israélien publié en juin a révélé que seuls 15 % des personnes interrogées considèrent Israël comme le vainqueur de la guerre, tandis que 37 % estiment que c'est l'Iran qui l'a emporté et 43 % jugent le résultat indécis.

Seuls 24 % pensent que le programme nucléaire iranien a été sérieusement endommagé, tandis que 69 % estiment qu'il n'a subi que des dégâts minimes, voire aucun. Ces chiffres remettent en cause les affirmations selon lesquelles cette agression aurait abouti à une victoire stratégique incontestable.

Les frappes de missiles iraniens ont également porté la guerre directement au cœur des foyers et des communautés israéliennes.

Au cours de la guerre de juin 2025 contre l'Iran, plus de 15 500 Israéliens ont été évacués de leurs colonies en vertu d'ordres d'urgence, selon les chiffres officiels du régime israélien.

En juin 2025, l'administration fiscale israélienne a fait état de près de 40 000 demandes d'indemnisation en seulement deux semaines. Les responsables ont indiqué que le montant des indemnités pour les dommages s'élève à environ 4,5 milliards de NIS (1,5 milliard de dollars), tandis que 25 bâtiments ont été déclarés inhabitables et ont dû être démolis.

Le Jerusalem Post a rapporté en mars que le régime a approuvé des aides d'urgence pour les résidents dont les logements ont été endommagés et déclarés inhabitables à la suite des attaques de missiles iraniens.

En octobre 2026, Israël aura versé environ 38,6 milliards de NIS (12,7 milliards de dollars) d'indemnités pour les dommages de guerre directs et indirects subis depuis octobre 2023, couvrant environ 1,18 million de demandes d'indemnisation pour des biens détruits, des pertes de revenus et d'autres préjudices subis au cours de ces trois années de combats. Ces chiffres concernent plusieurs fronts et ne peuvent être attribués à l'Iran seul.

Au cours de la guerre de 2026 contre l'Iran, environ 196 000 personnes ont perçu des allocations chômage après avoir été mises en congé sans solde, pour un montant total d'environ 1,16 milliard de NIS, selon l'Institut national d'assurance d'Israël.

Le 9 octobre, Ynet a rapporté que le chef d'état-major israélien a averti les responsables américains qu'une reprise des combats avec l'Iran pourrait contraindre à reporter les élections du 27 octobre.

Poursuite des combats sur le front libanais

Le Hezbollah a lancé des opérations militaires contre Israël le 2 mars en réponse à l'agression américano-israélienne contre l'Iran, aux violations répétées par Israël du cessez-le-feu de 2024 et à la poursuite de l'occupation israélienne du sud du Liban.

Depuis, malgré des mois de négociations, Israël a poursuivi son offensive militaire contre le Liban, faisant 4 386 morts, 12 413 blessés et plus d'un million de déplacés, selon les autorités libanaises.

L'offensive s'est poursuivie malgré un accord-cadre parrainé par les États-Unis, signé le 26 juin entre le gouvernement de Beyrouth et le régime de Tel-Aviv. Cet accord prévoyait un retrait progressif des forces d'occupation israéliennes du territoire libanais en échange du déploiement de l'armée libanaise.

Le secrétaire général du mouvement de résistance libanais Hezbollah, le cheikh Naim Qassem, a qualifié cet accord d'illégitime, d'illégal et d'humiliant.

La poursuite des combats sur le front libanais sape encore davantage les affirmations de Netanyahu selon lesquelles il aurait rétabli la "sécurité". Au 8 septembre, près de 40 % des 24 000 habitants de Kiryat Shmona ne sont toujours pas rentrés chez eux. Parmi ceux qui sont revenus, beaucoup sont des personnes âgées ou en situation de précarité économique.

Dans son enquête de juin, l'INSS a constaté que 81 % des personnes interrogées pensaient que la "situation sécuritaire" au nord des territoires occupés n'assurait pas aux colons une sécurité suffisante.

Auparavant, en avril, 62 % des Israéliens interrogés ont déclaré douter que la guerre contre le Liban puisse garantir "la sécurité et le calme" à long terme.

Pressions économiques et divisions internes

La hausse du coût de la vie, les controverses autour de la conscription militaire et les divisions sur les questions religieuses et de politique publique ont exercé une pression supplémentaire sur la coalition de Netanyahu.

Un sondage réalisé en septembre par un think tank israélien a révélé que 38 % des juifs interrogés considèrent l'économie et le coût de la vie comme deux de leurs principales préoccupations au moment de voter.

Ce même sondage montre que 27 % accordent la priorité à la politique de conscription, tandis que 26 % citent les liens entre la religion et le régime.

Le débat sur la conscription est particulièrement clivant, car les exemptions accordées aux hommes juifs ultra-orthodoxes suscitent depuis longtemps la colère des Israéliens qui estiment que le fardeau du service militaire est réparti de manière inéquitable. Après des années de combats sur plusieurs fronts, la question de savoir qui sert, qui est exempté et qui supporte le coût personnel de la guerre est désormais d'autant plus sensible sur le plan politique.

La confiance du public dans le système politique constitue une autre source de préoccupation. Le sondage de septembre révèle que 68 % des personnes interrogées juives considèrent les événements du 7 octobre comme un facteur central dans leur décision de vote.

Ces résultats témoignent d'une profonde perplexité de l'opinion publique tant à l'égard des dirigeants politiques que de la situation de "sécurité" tant vantée par le régime.

Les rivaux de Netanyahu cherchent à tirer parti de la crise

L'opposition regroupe des responsables politiques aux positions idéologiques très divergentes, mais la menace qu'elle représente pour Netanyahu a gagné en importance à l'approche des élections.

Les dirigeants des quatre principaux mouvements sionistes d'opposition se sont réunis le 26 septembre et ont signé une déclaration s'engageant à ne pas s'attaquer mutuellement pendant la campagne électorale et à coopérer pour former un nouveau cabinet de guerre après le scrutin.

Parmi les participants à cette réunion figuraient

  • Yair Lapid, qui dirige l'opposition officielle à la Knesset
  • Gadi Eisenkot, à la tête du parti Yashar
  • Naftali Bennett, qui dirige l'alliance "Together", cofondée par Lapid
  • Avigdor Lieberman, à la tête d'Yisrael Beiteinu, et
  • Yair Golan, à la tête des Démocrates.

Quatre mouvements politiques israéliens rivaux ont convenu de travailler ensemble pour renverser Netanyahu, le Premier ministre le plus longtemps en poste de l'histoire d'Israël. Ces factions couvrent différentes tendances du spectre politique israélien, mais affirment être unies par un objectif commun.

Dans une déclaration commune, ces personnalités ont déclaré que la défaite de Netanyahu constitue leur "objectif suprême commun".

La déclaration ne désigne pas de chef officiel, bien qu'Eisenkot soit considéré comme le candidat le plus probable de l'opposition au poste de Premier ministre, avec un passé belliciste encore plus sombre que celui de Netanyahu.

Parmi les quatre partis d'opposition, Yashar devrait s'imposer comme le plus puissant. Un récent sondage réalisé par la chaîne israélienne Channel 12 suggère que Yashar remporterait 23 sièges au Parlement, soit le plus grand nombre parmi tous les partis et plus que les 21 sièges prévus pour le Likoud de Netanyahu.

Vient ensuite l'alliance dite "Together", qui devrait remporter 13 sièges, suivie par Yisrael Beiteinu et les Démocrates, avec chacun neuf sièges attendus. Ce qui donnerait à l'opposition un total de 54 sièges à la Knesset, qui en compte 120, soit sept de moins que la majorité.

L'alliance de Netanyahu, qui regroupe plusieurs partis ultra-orthodoxes et d'extrême droite, devrait remporter 49 sièges.

Les partis dirigés par des Arabes, qui représentent les citoyens palestiniens des territoires occupés par Israël et constituent environ 20 % de la population, devraient remporter 13 sièges. Cependant, la plupart des dirigeants du bloc d'opposition à majorité juive ont exclu toute alliance avec eux.

Malgré leurs divergences, les dirigeants de l'opposition pourraient tirer parti de la frustration de la population. Pourtant, leur opposition commune au Premier ministre ne signifie pas qu'ils partagent une position unifiée sur la question palestinienne, les colonies, les guerres contre l'Iran et le Liban, ou l'avenir de Gaza.

Un changement de leadership n'entraînera donc pas nécessairement de changement fondamental des politiques qui ont alimenté des décennies d'actions génocidaires israéliennes.

Eisenkot, de Yashar, ancien chef d'état-major israélien, a qualifié l'idée d'un État palestinien de "délirante" et se prononce en faveur du "développement" des colonies israéliennes. Concernant Gaza, Eisenkot soutient la poursuite d'un plan de paix soutenu par les États-Unis, mais uniquement dans une posture "de force" et seulement après le "désarmement total du Hamas".

Lapid, figure clé du gouvernement de coalition de Netanyahu de 2013 à 2014, est également un fervent partisan de la politique de colonisation illégale menée par Israël en Cisjordanie occupée et à al-Quds-Est. En février, Lapid a déclaré être favorable à l'extension des frontières d'Israël "aussi loin que possible", telle que décrite dans la Bible, incluant non seulement l'ensemble de la Palestine, mais aussi l'Égypte, le Liban, la Syrie, la Jordanie, la Turquie, l'Irak et l'Arabie saoudite.

Lapid a affirmé que son principal objectif concernant les territoires palestiniens occupés est d'assurer

"un maximum de Juifs sur un maximum de terres, avec un maximum de sécurité et un minimum de Palestiniens".

Bennett, ancien membre du Likoud ayant siégé dans plusieurs gouvernements dirigés par Netanyahu, se situe "plus à droite" que Netanyahu et prône des politiques exceptionnellement draconiennes à Gaza, allant jusqu'à réclamer une politique de "tir à vue" sur les Palestiniens tentant de pénétrer dans les territoires occupés par Israël. Bennett s'oppose fermement à la création d'un État palestinien et soutient l'expansion des colonies. Quant à l'avenir de Gaza, il souhaite que les forces israéliennes restent dans ce territoire assiégé jusqu'à ce que le Hamas soit "désarmé".

Le parti Yisrael Beytenu de Lieberman soutient également l'expansion des colonies. Concernant Gaza, son parti souhaite qu'Israël conserve sa "liberté d'action", coupe l'approvisionnement en eau et en électricité, et transfère à terme la gouvernance à "une entité internationale convenue d'un commun accord".

Le Parti démocratique de Golan est le seul à soutenir une forme de "solution à deux États", bien qu'il la présente comme une "sécession responsable" impliquant la "démilitarisation totale" de l'État palestinien et le contrôle total par Israël de la vallée du Jourdain et autres zones clés. Son parti soutient également la démilitarisation totale de Gaza et un processus de reconstruction impliquant les États de la région.

Netanyahu aborde les élections du 27 octobre accablé par une série de casseroles politiques : l'échec sécuritaire du 7 octobre, les conséquences dévastatrices du génocide à Gaza, les doutes quant à l'issue de la guerre contre l'Iran, la poursuite des combats sur le front nord, les allégations de corruption et les profondes divisions internes sur l'économie et la conscription militaire.

Le régime israélien subit également une pression internationale croissante y compris de la part de ses alliés, en raison de ses attaques incessantes contre Gaza et le Liban, de l'expansion des colonies en violation du droit international et des violences commises par les colons en Cisjordanie occupée.

Selon de nombreux observateurs, les rivaux devraient tirer parti des échecs de Netanyahu pour le détrôner et adopteront très probablement une attitude plus intransigeante vis-à-vis des conflits dans la région.

Traduit par  Spirit of Free Speech

 presstv.co.uk

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