🇵🇸 15/10/2026 palestine-solidarite.fr  3min ⁎️ 3 #329993

« Papa Ils crient, ils sont vivants »

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Par Rami Abou Reida

Un cri qui résume toute la douleur de Gaza. Des enfants encerclés par les flammes, qui appellent au secours et crient : "Papa... Ils crient, ils sont vivants !", tandis que leur mère brûle sous leurs yeux et que personne ne peut les atteindre ni les sauver.

Hier soir, l'armée israélienne a bombardé un appartement. Le feu s'est propagé, piégeant une mère et ses enfants. Les gens criaient, les caméras filmaient la scène, mais personne n'avait les moyens de les sauver. La mère brûlait sous les yeux de ses enfants, face à l'impuissance et à la mort, jusqu'à perdre la vie dans les flammes. Son corps a été entièrement carbonisé sous leurs yeux.

𝐋𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐞́𝐜𝐮, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐚̀ 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐩𝐫𝐢𝐱 ?

Ils ont survécu physiquement, mais ils porteront une blessure profonde dans leur âme, le souvenir d'une mère qui a brûlé devant eux et des cris de détresse auxquels personne n'a pu répondre pour arrêter les flammes ou leur rendre les bras qui les protégeaient. Imaginez un enfant qui grandit avec l'image de sa mère en train de brûler dans sa mémoire, avec le son de ses cris alors qu'elle disparaît sous ses yeux, sans pouvoir la serrer dans ses bras ni la sauver.

𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐞𝐮𝐭-𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐢𝐠𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐧 𝐥𝐞𝐬 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐭 𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐥𝐚𝐦𝐦𝐞𝐬 ? 𝐄𝐭 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐜œ𝐮𝐫 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐬𝐮𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐜𝐞̀𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐞 𝐛𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 ?

Ces enfants n'ont pas seulement perdu leur mère. Ils ont aussi perdu la sécurité, la chaleur d'un foyer et leur droit à une enfance qui ne soit pas poursuivie par les flammes et les cauchemars. Quel âge faudra-t-il atteindre pour effacer l'image de leur mère brûlant sous leurs yeux ? Quels mots pourraient consoler un enfant qui a vu sa mère mourir avec une telle cruauté ?

"𝐏𝐚𝐩𝐚... 𝐈𝐥𝐬 𝐜𝐫𝐢𝐞𝐧𝐭, 𝐢𝐥𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐯𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭𝐬..."

Ce cri restera gravé dans les mémoires, témoin d'un instant où des enfants s'accrochaient à la vie, où une mère affrontait les flammes et où des gens criaient leur impuissance et leur désespoir.

𝐈𝐥 𝐲 𝐚 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐮𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐞 𝐬'𝐚𝐜𝐡𝐞̀𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐛𝐨𝐦𝐛𝐚𝐫𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬. Des flammes s'éteignent dans les lieux, mais elles continuent de brûler dans le cœur des survivants jusqu'à la fin de leur vie. Les corps peuvent échapper à la mort, mais certaines scènes continuent de brûler l'âme chaque fois que ceux qui les ont vécues ferment les yeux.

 Rami Abou Reida

14 octobre 2026

De mes écrits sur Gaza, la guerre et le déplacement forcé.

Source : auteur
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