🧱 15/10/2026 ssofidelis.substack.com  11min ⁑️ 7 #330074

Les États-Unis et Israël sur le déclin, voire en chute libre ?

424px/558px - 20.13 Koreduce by 50%del

Par  Philip Giraldi, le 14 octobre 2026

Ou les horreurs que pourrait encore commettre Israël.

Les spéculations vont bon train quant à la pérennité du modèle de domination mondiale des États-Unis qui a vu le jour lorsque Washington est sorti seule superpuissance de la Seconde Guerre mondiale. Ce rôle a été pour la première fois mis à l'épreuve lors de la guerre de Corée qui s'est soldée par une impasse dans un conflit impliquant la Chine, et a abouti à un accord de cessez-le-feu toujours en vigueur à ce jour. Plus récemment, l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, même malgré la guerre désastreuse et inutile du Vietnam, a confirmé la supériorité militaire, politique et financière des États-Unis, confortant ainsi la domination américaine comme élément essentiel de la stabilité politique mondiale dans plusieurs textes politiques initiés et mandatés, notamment la déclaration de principes rédigée dans les années 1990 et publiée ultérieurement en septembre 2000 sous le titre Rebuilding America's Defenses: Strategy, Forces, and Resources for a New Century: a Project for the New American Century (PNAC). La formulation finale de ces orientations s'inspirait de la "doctrine Wolfowitz", nom communément donné aux lignes directrices en matière de défense nationale élaborées lorsque Paul Wolfowitz, travaillant pour le vice-président Dick Cheney, occupait le poste de secrétaire adjoint à la Défense. Ce terme désigne de manière informelle les Defense Planning Guidance [directives de planification de la défense] du ministère américain de la Défense pour les années 1994 à 1999, datées du 18 février 1992.

En tant que premier DPG après la fin de la Guerre froide et des premières guerres du Golfe, ce document décrivait les États-Unis comme la seule superpuissance mondiale et faisait de la prévention de l'émergence (ou de la réémergence) d'un concurrent mondial ou régional une priorité absolue. Cet objectif comprenait la prévention de la domination par toute puissance hostile de régions stratégiquement importantes ou riches en ressources susceptibles de constituer des sources alternatives de puissance mondiale. Il soutenait que l'armée américaine devait rester suffisamment forte pour dissuader d'éventuels concurrents tout en conservant la capacité d'agir unilatéralement si nécessaire. La déclaration du PNAC [Project for the New American Century, ou Projet pour le nouveau siècle américain] appelait à ce que les États-Unis continuent à jouer un rôle de leader mondial, impliquant le recours à la guerre préventive contre leurs adversaires lorsque cela s'avérait nécessaire.

Pour promouvoir cette nouvelle politique, le document intitulé Déclaration de principes du Projet, daté de juin 1997,  précisait comment

"... les États-Unis ont un rôle vital à jouer dans le maintien de la paix et de la sécurité en Europe, en Asie et au Moyen-Orient. Si nous nous soustrayons à nos responsabilités, nous nous exposons à des menaces pour nos intérêts fondamentaux... Nous devons assumer la responsabilité du rôle unique des États-Unis dans la préservation et l'extension d'un ordre international favorable à notre sécurité, notre prospérité et nos principes".

Cette déclaration a été signée, entre autres, par Dick Cheney, Paul Wolfowitz, Scooter Libby, Zalmay Khalilzad, Donald Rumsfeld, Peter Rodman, Elliot Abrams, Eliot A. Cohen, Midge Decter, Paula Dobriansky, Aaron Friedberg, Donald Kagan, I. Lewis Libby et Norman Podhoretz. Elle a par la suite été considérée comme très "favorable à Israël" et, combinée à l'impressionnant pouvoir politique et institutionnel toujours croissant du lobby israélo-américain, elle a servi à justifier les interventions américaines au Moyen-Orient au cours des décennies suivantes. En effet, on pourrait soutenir que les relations d'Israël avec ses voisins, voire avec une grande partie du monde aujourd'hui, ont été façonnées par les nombreux Juifs et partisans de la "priorité à Israël" qui ont participé à la rédaction de ces documents cruciaux affirmant la nécessité pour Washington d'adopter une attitude agressive, y compris en s'impliquant dans des conflits qu'il aurait pu éviter, comme ceux survenus au Moyen-Orient et provoqués par la défense de ses propres intérêts par Israël, à l'instar du conflit actuel avec l'Iran.

Ce qu'il importe de noter aujourd'hui, c'est à quel point ces documents, qui visaient à garantir la suprématie militaire américaine - y compris par l'interventionnisme destiné à maintenir cet avantage -, semblent avoir contaminé l'administration du président Donald J. Trump, tout particulièrement dans l'esprit du président lui-même et de son secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth. Alors, qu'est-ce qui a mal tourné, alors que les États-Unis semblent désormais perdants sur tous les fronts où ils ont opté pour la confrontation plutôt que la négociation ? Ces revers géopolitiques sont sans doute le fruit d'une doctrine issue d'un monde bien différent de celui de 1991, avec des critères d'évaluation du pouvoir et de vulnérabilité tout autres. Trump et Hegseth pourraient bien être perçus comme des dinosaures en voie d'extinction dans leur propre version du Trias, et le pays qu'ils ont tant malmené pourrait bien courir à son déclin et à son effondrement. La question qui se pose donc est la suivante : "Une fois les États-Unis à terre, qui sera là pour ramasser les morceaux ?"

Et il est vraisemblable que le client le plus protégé des États-Unis, Israël - certainement aussi détesté que les États-Unis eux-mêmes - s'engage dans la même voie. La seule différence étant qu'Israël a fait savoir qu'il serait prêt à utiliser son arsenal nucléaire pour entraîner une grande partie du monde dans sa chute, selon une stratégie dite "l'option Samson". Israël dispose d'au moins plusieurs centaines d'ogives nucléaires et de missiles qu'il peut lancer sur des cibles partout dans le monde grâce à ses sous-marins lanceurs. La plupart des capitales européennes seraient certainement la cible des missiles et des avions de combat israéliens. L'ancien ministre de la Défense Moshe Dayan a clairement annoncé ce qui pourrait nous attendre :

"Israël se doit d'être, tel un chien enragé, trop dangereux pour qu'on s'en prenne à lui".

Une minorité de dirigeants israéliens pourrait tenter d'empêcher une telle issue, si tant est que ce soit possible, mais ceux qui sont aux commandes auront assurément la capacité d'entraîner une partie du monde dans leur chute, et c'est précisément ce qui se produira lorsque Israël s'effondrera. Mais auparavant, une vague de millions de "réfugiés" juifs déferlera principalement sur les États-Unis et l'Europe. Ils insisteront pour créer de nouvelles nations, exactement comme ils l'ont fait avec les Palestiniens, et emporteront probablement leurs armes nucléaires avec eux à titre d'"assurance".

Fait intéressant, Israël serait également en train de développer un arsenal  d'armes biologiques "à ciblage ethnique", c'est-à-dire sélectif : ces armes ne tueraient que les individus présentant un certain ADN ou certaines caractéristiques ethniques, tuant vraisemblablement celles dont la biologie est majoritairement arabe tout en épargnant quiconque présente des traits ou des caractéristiques juives. Intéressant. Un moyen pratique de "tondre la pelouse" des étrangers indésirables, comme les dirigeants israéliens l'ont souvent pratiqué à Gaza et au Liban.

Mais Israël va suivre un schéma légèrement différent, à savoir brouiller les cartes en recourant à des incidents sous faux drapeau qui inciteront Américains et Européens à soutenir des politiques pro-israéliennes clairement contraires à leurs intérêts, et en appliquant des alternatives de type "option palestinienne" pour réduire, puis éliminer complètement toute résistance à sa propre forme de "domination mondiale". Autrement dit, s'emparer des terres d'autrui tout en exterminant systématiquement ces populations, éventuellement à l'aide d'"armes biologiques". Le processus d'émigration est déjà en cours pour de nombreux Israéliens pour la plupart plus instruits qui quittent précipitamment un Israël menacé pour recréer leurs ghettos et colonies exclusivement juifs dans des régions comme la Crète, la Grèce et l'Amérique du Sud. Les locaux se plaignent déjà fréquemment des abus dont ils sont victimes de la part des nouveaux arrivants, mais leurs gouvernements souffrent de la maladie sioniste bien connue, à savoir des autorités locales corruptibles ou soumises aux pressions.

Les États-Unis ont déjà été confrontés à ce phénomène dans les communautés des États de New York et du New Jersey et ailleurs dans le pays, où les restrictions rituelles religieuses des juifs orthodoxes régissent souvent le comportement de tous les citoyens, voire des visiteurs qui osent profaner ces enclaves. Si Israël, situé dans ce qui fut autrefois la Palestine, venait à disparaître, des millions de nouveaux immigrants se verraient certainement accorder un accès libre, sans aucune condition quant à leurs pratiques, par un Congrès américain qui arbore le drapeau israélien dans ses locaux du Capitole. Les bouffons du Congrès et de la Maison Blanche ne se soucient peut-être pas de la tendance des juifs israéliens à mépriser les 90 % restants des habitants du reste de la planète qu'ils considèrent comme des sous-humains, comme ils l''ont prouvé avec les Palestiniens. Le député de Floride (bien sûr !) Brian Mast, qui porte son uniforme de l'armée israélienne lorsqu'il travaille dans son bureau au Congrès, a déclaré : "Il n'y a pas de Palestiniens innocents". Et il n'est pas le seul député ou membre du personnel à partager ce point de vue, repris par 90 % des Juifs israéliens qui soutiennent l'extermination des musulmans et des chrétiens.

Que se passera-t-il ensuite ?  John Gehan a écrit sur les prochaines initiatives des émigrants israéliens et leur impact sur le reste du monde une fois que leur campagne génocidaire régionale destinée à créer le Grand Israël (Eretz) se sera soldée par un échec ou aura pris fin dans un brasier :

"Concrètement, nous aurons affaire à au moins des centaines de milliers, voire des millions de terroristes racistes psychotiques entrant aux États-Unis. Ce sont des monstres obsédés par l'ethnicité dont les critères d'appartenance déterminent qui est humain, et qui ne l'est pas. Ils disposeront d'armes et d'un réseau national bien rodé pour commettre des meurtres de masse. Peut-être que certains de ces fanatiques chercheront refuge en Europe, au Canada, en Argentine, etc. Mais beaucoup opteront pour les États-Unis comme bastion. Au mieux, les meurtres et les actes terroristes connaîtront une hausse spectaculaire dans ce pays. Les sionistes israéliens sont des psychopathes génocidaires, comme nous l'avons tous constaté".

Pour ceux qui auraient besoin d'éclaircissements supplémentaires sur ces événements et leurs motivations, le directeur de l'un des think tanks les plus en vue d'Israël, le général de division Tamir Hayman,  a décrit dans un article,  analysé plus en détail par Trita Parsi du Quincy Institute, la dure réalité de la nouvelle doctrine de sécurité nationale actuelle et en cours d'Israël : Hayman explique que

"les États-Unis sont une 'puissance en déclin' et, compte tenu des bouleversements sociaux et politiques qu'ils traversent, ils finiront tôt ou tard par abandonner Israël. Ce qui pousse Israël à s'orienter vers une plus grande autonomie afin d'éviter une 'dépendance excessive' aux États-Unis, car celle-ci 'expose Israël à l'influence d'un système de valeurs américain progressiste incompatible avec les valeurs juives d'Israël'". Il conclut : "Rompre les liens avec les États-Unis est donc non seulement inévitable, mais indispensable à l'indépendance d'Israël et à la résilience de son identité nationale juive". Pourquoi donc ? "En raison de la primauté de l'identité juive sur la démocratie : l'identité juive de l'État prime sur son système démocratique de gouvernement".

Et elle prime sur les droits constitutionnels de n'importe quelle nation où les Juifs finiraient par s'installer.

Ainsi, nous, Américains, et sans doute beaucoup d'autres, pouvons nous attendre à ce qu'Israël, dont les dirigeants comme Benjamin Netanyahu et Ariel Sharon se sont souvent vantés de "contrôler l'Amérique", s'enorgueillisse aujourd'hui d'avoir obtenu sa part du butin et s'apprête à se débarrasser de son donateur américain après l'avoir saigné à blanc. Voilà qui présage la fin des nations telles que nous les connaissons aujourd'hui, des nations qui s'efforcent de fonctionner décemment, pour être remplacées par un État ethno-religieux armé de bombes nucléaires et d'armes biologiques qui lancera son processus d'extermination, tout comme il le fait déjà au Moyen-Orient ! Mazel Tov à tous !

Traduit par  Spirit of Free Speech

* Philip M. Giraldi est directeur exécutif du Council for the National Interest, une fondation éducative qui milite en faveur d'une politique étrangère américaine au Moyen-Orient davantage axée sur l'intérêt national. Son site web est  councilforthenationalinterest.org et son adresse e-mail est informcnionline.org.

 unz.com

 ssofidelis.substack.com