Le commandant en chef de l'armée iranienne, le général de division Amir Hatami, a déclaré que le détroit d'Ormuz restait fermé et le demeurerait jusqu'à ce que l'ennemi respecte pleinement les droits légitimes du peuple iranien.
S'exprimant jeudi soir à l'Université militaire Imam Ali, le général Hatami a décrit cette voie maritime stratégique comme un pilier essentiel de la puissance géopolitique de la République islamique d'Iran.
"Le détroit d'Ormuz a été fermé dès le début de la guerre. Il reste fermé aujourd'hui et le demeurera jusqu'à ce que l'ennemi respecte les droits du peuple iranien", a-t-il affirmé.
Il a souligné que le détroit était placé sous le contrôle total des forces armées iraniennes. Sa partie occidentale relève de la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI), tandis que sa partie orientale et la mer d'Oman sont sous le contrôle de la marine de l'armée iranienne. Les affirmations selon lesquelles cette voie maritime serait ouverte sont fausses, a-t-il déclaré. Le trafic y est soumis à de fortes restrictions et aucun navire hostile n'a pu pénétrer dans les zones maritimes iraniennes de la région, à l'exception de quelques bâtiments contre lesquels plusieurs tirs ont été effectués.
Le général Hatami a replacé la décision concernant le détroit d'Ormuz dans le contexte des erreurs d'appréciation de l'ennemi durant la guerre d'agression imposée à l'Iran. Selon lui, les agresseurs ont estimé à tort que l'Iran était en position de faiblesse, sous-estimé le soutien indéfectible du peuple iranien malgré des années de pressions et méconnu la résilience des institutions du pays.
Les forces iraniennes ont poursuivi leurs opérations même après le martyre des hauts commandants, tandis que les institutions gouvernementales ont continué de fonctionner. L'ennemi n'a ainsi atteint aucun de ses objectifs militaires ou stratégiques.
Le commandant en chef de l'armée a également averti que toute menace contre les infrastructures iraniennes entraînerait une riposte d'une ampleur plusieurs fois supérieure, visant les infrastructures et les intérêts du camp adverse, ainsi que ceux du régime israélien et de tout pays qui coopérerait avec lui. Il a ajouté que les forces armées iraniennes demeuraient pleinement prêtes à faire face à tous les scénarios le long des frontières du pays.
Les forces iraniennes ont pris le contrôle opérationnel du détroit d'Ormuz en réaction au déclenchement de l'agression américano-israélienne, le 28 février. Téhéran a maintes fois affirmé que le passage coordonné des navires non hostiles était possible, à condition d'obtenir l'autorisation des autorités iraniennes. En revanche, les navires hostiles liés aux agresseurs restent interdits de passage. Les itinéraires illégaux empruntés par les contrevenants ont également fait l'objet de mesures visant à en empêcher l'utilisation.
L'Iran a subordonné toute réouverture complète du détroit d'Ormuz au rétablissement de ses droits nationaux, notamment à la cessation de l'agression, à la levée des sanctions et des blocus illégaux, ainsi qu'au respect des engagements pris dans le cadre d'accords antérieurs.
Les responsables iraniens ont souligné que la souveraineté du pays sur ses espaces maritimes n'était pas négociable et que le détroit continuerait de constituer un levier stratégique tant que les droits de l'Iran ne seraient pas respectés.
