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Le président congolais Félix Tshisekedi recevant le vice-Premier ministre ivoirien et ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara, à Kinshasa, le 15 octobre 2026
Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du président congolais Félix Tshisekedi, a interdit aux membres du cabinet présidentiel tout contact direct ou indirect avec l'ambassade de Belgique à Kinshasa. La mesure, valable jusqu'à nouvel ordre, ne précise pas ses motifs.
La présidence de la République démocratique du Congo (RDC) a ordonné à l'ensemble des membres du cabinet du chef de l'État de suspendre tout contact avec l'ambassade de Belgique à Kinshasa, ainsi qu'avec son personnel diplomatique et administratif.
La décision figure dans une note circulaire datée du 15 octobre et signée par Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du président congolais Félix Tshisekedi. L'instruction s'applique "jusqu'à nouvel ordre" et concerne les communications établies aussi bien directement qu'indirectement avec la représentation diplomatique belge.
Le document demande aux membres du cabinet présidentiel de s'abstenir de tout échange avec l'ambassade dans le cadre de leurs fonctions. Il prévoit toutefois une procédure dérogatoire en cas de nécessité dûment justifiée : toute démarche ou communication devra alors être préalablement autorisée et transiter exclusivement par le ministère congolais des Affaires étrangères, conformément aux usages diplomatiques.
Des sanctions prévues en cas de non-respect
La circulaire s'adresse à un large éventail de collaborateurs de la présidence, notamment les directeurs de cabinet adjoints, les conseillers spéciaux, les coordonnateurs des services spécialisés, les conseillers principaux ainsi que les responsables des services personnels et de l'Office privé du chef de l'État.
Anthony Nkinzo Kamole avertit que tout manquement à à ces dispositions exposera son auteur à des sanctions administratives et disciplinaires.
La note ne fournit cependant aucune explication sur les raisons de la restriction des contacts avec la représentation belge
Une source interne affirme que la mesure n'est pas liée à des perquisitions qui auraient visé des membres de la famille Tshisekedi en Belgique. Cette explication n'apparaît pas dans la circulaire et, en l'absence de confirmation officielle, ne permet pas d'établir le contexte exact de la décision.