Les forces de l'ordre françaises affrontent les manifestants. © Reuters
Alors que les manifestations du 17 octobre débutent en France, les tensions montent déjà entre les forces de l'ordre et les manifestants. Les policiers ont rapidement fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, notamment parmi les lycéens et les Gilets jaunes mobilisés pour exprimer leurs revendications. Ces premières interventions relancent les inquiétudes concernant les violences policières et la gestion du maintien de l'ordre.
La France se prépare à une journée de mobilisation sous haute tension ce samedi 17 octobre. Anciens "gilets jaunes", lycéens, étudiants, syndicalistes, et agriculteurs sont appelés à unir leurs colères contre la vie chère.
selon les estimations officielles, entre 60 000 et 110 000 personnes pourraient manifester à travers le pays, hors Paris, où près de 40 000 participants sont attendus.
Environ 500 actions sont envisagées à l'échelle nationale et plus de 90 manifestations sont en cours de préparation, selon l'entourage du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
À Paris, le cortège s'élancera à 14 heures de la place de la République en direction de la place de Clichy. Les organisations étudiantes et lycéennes, qui souhaitaient rejoindre les lieux de pouvoir au cœur de la capitale, n'ont pas obtenu l'autorisation de suivre le parcours demandé.
La Régie autonome des transports parisiens (RATP) a, de son côté, annoncé la fermeture de 25 stations de métro, une mesure susceptible de compliquer l'accès des manifestants aux lieux de rassemblement.
La capitale voit déjà se former les premiers rassemblements, avant les cortèges annoncés en début d'après-midi : 14 h (heure locale) à la Grand'Place, puis 14 h 30 (heure locale) à la Porte de Paris (place Simon-Vollant). Un premier rendez-vous de Gilets jaunes est signalé dès 6 h (heure locale) sur un rond-point stratégique aux portes de la ville, près du CR Hauts-de-France.
Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des heurts entre manifestants et policiers, alors que les mobilisations viennent à peine de commencer.
À Lyon, les forces de l'ordre ont dispersé une centaine de manifestants sur les quais du Rhône en faisant usage de gaz lacrymogènes.
Aux abords de la raffinerie de Feyzin, une dizaine de personnes ont également été dispersées. À Rennes, des manifestants ont tenté de bloquer une avenue à l'aide de barricades enflammées, selon la préfecture.
Dans la nuit de vendredi à samedi, à la veille de la mobilisation nationale, des heurts ont également opposé des étudiants aux forces de l'ordre, notamment place du Trocadéro, à Paris, et à Rouen.
Cette mobilisation intervient dans un contexte où la hausse du coût de la vie continue de peser sur les ménages français.
Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié vendredi, 69 % des Français se déclarent favorables à la mobilisation : 36 % la soutiennent et 33 % disent éprouver de la sympathie à son égard.