Plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré ce samedi 17 octobre dans le hall de la mairie de Marseille, sur le Vieux-Port, après en avoir enfoncé la porte, en scandant : "C'est la Révolution, on prend la Bastille", ont constaté des journalistes de l'Agence France-Presse et de BFMTV.
Rassemblés dans le cadre d'une journée nationale de mobilisation contre la vie chère, ils ont été dispersés par des forces de l'ordre qui se sont positionnées devant la mairie pour en empêcher l'accès, a également rapporté l'AFP.
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- Press TV Français (@fr_presstv) October 17, 2026
Bien que les "dégâts soitnt objectivement assez limités", le maire Benoît Payan (DVG) a déploré des actes qu'il qualifiait d'"inacceptables", et s'est permis de présenter les personnes ayant pénétré dans la mairie comme des "casseurs".
Alors que les manifestants dénoncent l'ampleur de la répression policière, Benoît Payan a annoncé avoir reçu du président français Emmanuel Macron l'assurance d'envoi de renforts de police.
Selon le maire, Macron "suit la situation minute par minute" et se montre, tout comme le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur, "déterminé à envoyer les renforts nécessaires et de manière immédiate", ajoutant que ce déploiement est déjà en cours avec l'arrivée de compagnies de CRS supplémentaires.
🇫🇷 Des tensions sont signalées au centre-ville à Marseille dans le cadre de la mobilisation du #17octobre pic.twitter.com/t6FAzaFDS5
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De son côté, Matignon a fait savoir que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, était en contact avec le maire de Marseille et le ministre de l'intérieur, Laurent Nuñez, pour faire un point sur la situation. Deux compagnies de CRS de plus vont être déployées, a déclaré Payan, qui regrette qu'elles ne l'aient pas été dès ce matin.
À noter qu'une importante mobilisation est organisée ce samedi dans plusieurs villes de France, à l'appel notamment du mouvement lycéen, des syndicats étudiants et des Gilets jaunes. Ces rassemblements interviennent dans un contexte de forte tension sociale en France, où la colère contre la vie chère et la dégradation des conditions de vie ne cesse de s'exprimer.
De nombreuses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent les forces de l'ordre recourant aux gaz lacrymogènes et faisant usage de la violence contre des lycéens et des citoyens français descendus dans la rue pour exprimer leur exaspération. Ces images témoignent de la réponse sécuritaire apportée à une mobilisation nourrie par le mécontentement social.
