🗺️ 17/10/2026 french.presstv.ir  5min 7 #330302

 Gilets Jaunes - 17 octobre : le programme

Mobilisation à Paris : répression policière de manifestants qui ont tenté de s'approcher de l'Élysée

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À Paris, une dizaine de manifestants ont tenté de s'approcher de l'Élysée, samedi 17 octobre. Ils étaient tenus à distance par les forces de l'ordre. Les itinéraires des cortèges, définis par la préfecture de police, avaient été établis de manière à éloigner les manifestants des lieux de pouvoir.

Dans un contexte particulièrement tendu après plusieurs semaines de mobilisation lycéenne, ponctuée de plusieurs défilés importants dans la capitale, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a pris des arrêtés d'interdiction de manifester dans plusieurs secteurs stratégiques, autour de l'Élysée, de Matignon et incluant les Champs-Élysées.

Les autorités ont également renforcé leur dispositif policier. La Préfecture de police de Paris a confirmé le déploiement de la CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, dans le secteur des Halles.

La place de la République, à Paris, était cet après-midi enveloppée d'un épais nuage de fumée noire suite à des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. La police française y a arrêté environ 160 manifestants, selon les médias, alors que la préfecture de police de Paris a indiqué à 18 heures que 191 personnes avaient été interpellées dans la capitale. Des dizaines de personnes ont été asphyxiées ou se sont évanouies à cause des gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l'ordre.

⚠️ 🇫🇷 Un homme frappé par des manifestants place de la République, à Paris, après avoir jeté des pierres à un camion de pompiers  #17octobre  pic.twitter.com/8O10z4rIr7

- Press TV Français (@fr_presstv)  October 17, 2026

Plus de 500 000 personnes ont participé aux manifestations en France, selon la CGT

Plus de 500 000 personnes ont participé aux actions et défilés organisés partout en France contre la vie chère, selon la CGT, qui a appelé le gouvernement français à arrêter de réprimer après les affrontements observés entre manifestants et forces de l'ordre.

"Le gouvernement doit arrêter de réprimer et répondre immédiatement aux revendications sociales", a indiqué dans un message à l'AFP le syndicat, qui faisait partie des organisations ayant appelé à participer.

Il salue une nouvelle grande journée de mobilisation, la plus importante depuis la rentrée avec 1 750 rassemblements ou manifestations dans toute la France et plus de 500 000 manifestants à 17H00.

🇫🇷 Paris : les français descendent dans la rue pour protester contre le coût de la vie et le financement de l'éducation, dans le cadre de rassemblements massifs à travers le pays ce  #17octobre  pic.twitter.com/rxZfDlzwzF

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À Paris, "Les étudiants ne sont pas pris au sérieux par le gouvernement"

Au cœur de la mobilisation parisienne, les revendications des lycéens et des étudiants ont notamment mis en cause le manque d'écoute des autorités face aux difficultés rencontrées par la jeunesse.

Sophie, une lycéenne parisienne, a ainsi lu à voix haute le message inscrit sur sa pancarte en carton : "La justice sans la force est impuissante et la force sans la justice est tyrannique". "J'ai choisi une citation tirée des Pensées de Blaise Pascal pour montrer que non, la Gen Z n'est pas écervelée", a-t-elle expliqué.

"Qu'est-ce que vous attendez pour écouter les maux de la jeunesse ?", "Main dans la main pour la France de demain", "Soutien à la jeunesse, quoi qu'il en coûte"... La plupart des messages portés par les lycéens et les étudiants résonnent comme un appel à l'aide.

🇫🇷 L'utilisation de gaz lacrymogène et des violences extrêmes contre les manifestants du  #17octobre à Paris @LucAuffret  pic.twitter.com/RPX4LnQ3Vd

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Pour Flavio Ferraro, étudiant en géographie à la Sorbonne, "les étudiants ne sont pas pris au sérieux par le gouvernement car en tant que jeunes, ils manqueraient de maturité". "Macron y voit une sorte de poussée, de crise d'adolescence montée par les réseaux sociaux, alors que ce n'est pas du tout cela", a-t-il affirmé.

Lucie et Thomas, tout juste diplômés d'HEC, affichent leur soutien. Je fais partie des étudiants qui ont financé leurs études par l'emprunt, a témoigné Thomas, dont la mère est enseignante. Nous sommes piégés par la dette et obligés, une fois diplômés, d'aller travailler dans certains secteurs qui rémunèrent davantage comme le conseil et la stratégie, ou la banque d'affaires. "Je dois rembourser 1 000 € par mois en plus de payer mon loyer et j'ai donc pris cette voie-là qui ne me fait pas rêver du tout, en espérant pouvoir un jour réaliser mon ambition de travailler dans l'édition des médias", a-t-il poursuivi.

Un sentiment de mépris également dénoncé par Yohann, salarié dans le secteur alimentaire, qui estime que les appels à l'aide des étudiants et des lycéens ne sont pas entendus. Il rappelle avoir lui-même participé, lorsqu'il était lycéen en 2018, à la contestation de la mise en place de Parcoursup.

Alors que les manifestants réclament des réponses concrètes à leurs difficultés, le renforcement du dispositif policier et les restrictions imposées autour des lieux de pouvoir soulèvent la question sur la volonté des autorités d'entendre la colère sociale plutôt que de chercher à la contenir. Toujours est-il que le Premier ministre Sébastien Lecornu a soutenu la répréssion en rétorquant : "nous ne nous laisserons pas intimider", mettant en garde contre ce qu'il voit comme une tentative de la gauche pour faire des violences en marge des manifestations.

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