L'hôtel de ville de Limoges a été ravagé par un incendie en pleine mobilisation nationale du samedi 17 octobre contre la vie chère. Les flammes ont lourdement endommagé ce bâtiment historique, alors que des manifestations et des tensions ont marqué cette journée de contestation dans plusieurs villes de France.
À Limoges, l'hôtel de ville, édifice emblématique du XIXe siècle inauguré en 1883, a été ravagé par un incendie, samedi en fin de manifestation. Le toit s'est effondré sur les étages inférieurs, le beffroi a cédé et une grande partie de la façade a disparu.
"Le feu est en train de continuer d'avancer, le vent en plus n'aide pas, le beffroi s'est effondré tout à l'heure, donc la mairie est très très lourdement endommagée", a indiqué le maire, Guillaume Guérin (LR), lors d'une conférence de presse dans les locaux de la métropole, qu'il préside.
🇫🇷 LIMOGES : L'HÔTEL DE VILLE RAVAGÉ PAR LES FLAMMES !
Selon les secours, l'incendie s'est propagé à la toiture, provoquant son effondrement. Les pompiers sont mobilisés pour combattre le feu.
Un coup dur pour le patrimoine de la ville. pic.twitter.com/BRItlsctLk
- Press TV Français (@fr_presstv) October 17, 2026
"Ce n'est pas de la bêtise, c'est de la haine, c'est de la haine du drapeau français (...) C'est la haine des institutions, c'est la haine des proviseurs de lycées, c'est la haine des flics, c'est la haine des élus, c'est la haine de tout ce qui incarne l'autorité", a déclaré le maire de Limoges, Guillaume Guérin.
La mobilisation du 17 octobre est survenue dans un contexte tendu, après plusieurs semaines de manifestations lycéennes, bientôt rejointes par les étudiants. Le mouvement s'est ensuite étendu à d'autres secteurs de la contestation pour réunir différentes "colères", sur fond de vie chère, de hausse des prix des carburants et de l'énergie, ainsi que de dénonciation d'un "budget de récession".
Des syndicats comme la CGT, Solidaires et la Confédération paysanne se sont également joints au mouvement. Le mot d'ordre, c'est stop à la vie chère", a déclaré sur France Inter la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.
Environ 5 000 personnes ont participé à la manifestation organisée à Limoges dans le cadre de la journée nationale de mobilisation. À l'échelle nationale, des centaines de milliers de personnes ont participé à la mobilisation, dont le nombre a été estimé à 800 000 par les organisateurs. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, samedi soir, l'interpellation de 1 200 personnes.
