📚 18/10/2026 legrandsoir.info  4min ⁑️ 5 #330398

Pour le néo harki Kamel Daoud il n'y a pas de répression en France

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Jacques-Marie BOURGET

En Algérie Kamel Daoud, le révolutionnaire en peau de fennec, a refusé de participé à la révolte populaire du Hirak. Il a même participé au sabotage du mouvement et pactisé avec le gouvernement. Cette colossale révolte, qui a doté mois, n'a pas fait de mort et sons lanceurs de LBD la police a contrôlé la colère. Pourtant c'est une Algérie que Daoud hurle à la "répression" alors qu'en France aux yeux de cet aveugle, la police est de velours.

"Les cons, ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnaît", je m'en voudrais d'appliquer cette maxime éclose dans la cervelle de Michel Audiard à l'endroit du merveilleux écrivain que le monde nous envie, Kamel Daoud. Un homme qui a obtenu le Goncourt, prix inventé par deux frères très antisémites, ne saurait être traité de con. Mais de menteur, oui ! La mode est au mensonge et Daoud est de ses mannequins le plus en pointe. Il ment plus qu'il ne respire, ce qui devrait être un cas d'étude pour la faculté de médecine. Il y a du poisson, du sous-marin dans les poumons de cet être-là. Ou alors il a inventé un art du mentir qui mériterait un couronnement au concours Lépine.

Venons-en à notre dernier sujet d'étude. Dans Le Point, où il tient boutique, monsieur Daoud nous régale cette semaine d'une comparaison entre ce qu'est manifester sous une dictature - bien sûr en Algérie - et protester dans les rues sous une démocratie : la France, bien évidemment.
Manque de chance pour notre inventeur en histoire, le "Hirak", mouvement populaire de masse qui a agité des millions d'Algériens entre mars et mai 2019, le "Hirak", donc, a été un mouvement de mobilisation énorme qui n'a provoqué aucun "débordement", aucun tabassage systématisé. Si la Covid-19 et la démission de Bouteflika ont eu la peau du "Hirak", le pouvoir et la police ont laissé faire. Laissé, tous les mardis et vendredis, les rebelles occuper la rue. Pas de flics Goldorak, pas de lanceurs de LBD et autres grenades qui ne sont pas des fruits : le gouvernement algérien est venu à bout de la colère sans faire la guerre à son peuple. Notons quand même trois morts victimes de crises cardiaques et celle d'un jeune homme dont la cause n'a pas été mise au jour. Voilà donc comment la dictature décrite par Daoud a traité un problème politique, économique et social. L'apaiser sans le résoudre pour autant.

Et Daoud, le camusien, forcément révolté, dans tout ça ? Il voit d'abord dans la contestation un "sursaut citoyen historique". Puis il estime que le mouvement "tourne en rond" et le compare alors à "une sitcom inaboutie face à l'immobilisme du pouvoir". Dans la rue, il ne voit que des "opposants numériques", sans projet politique, ce qui ne convient pas à un Guevara nouveau comme lui.

Dans la presse, même internationale, Daoud passe pour le bonbon qui a fait passer le mauvais goût de l'huile de foie de morue. Il fait partie des pompiers qui ont éteint le "Hirak" en douceur. Le nouveau président Tebboune est si content qu'il le reçoit en son palais. La revue Orient XXI titre :
"Kamel Daoud, fossoyeur du"rêve algérien"" :
Claude Truong-Ngoc"Hâtivement érigé en France en décrypteur de l'Algérie - quand ce n'est pas de tout le monde musulman -, l'écrivain Kamel Daoud croit expliquer"l'échec"du soulèvement populaire algérien dans un texte publié par Le Point du 9 janvier. En se faisant le chantre de l'ordre établi, au nord comme au sud, à Paris comme à Alger, l'écrivain montre l'étendue de son conformisme politique." Claude Truong-Ngoc, l'auteur de l'article, nous livre son jugement : "c'est son anti-populisme, sa méfiance à l'égard des peuples des deux côtés de la Méditerranée, son rejet de la"radicalité"(dont il ne semble connaître qu'une définition superficielle) qui semblent le mouvoir."

Et Orient XXI nous fait rire en rapportant une sentence du philosophe de comptoir. Peut-on parler de violences policières en France ? Non, puisque, d'après Kamel Daoud, "c'est l'usage que l'on fait de la police pour protéger un dictateur, ses proches, ses biens". Fermez le ban et l'arrière-ban, Daoud mérite sa médaille néocoloniale de parfait cireur.

Donc, selon le prix Goncourt de circonstances, la contention du "Hirak" était un acte dictatorial, mais les éborgnés, les mutilés du mouvement des lycéens en France ne sont que des énergumènes démocratiquement caressés par d'aimables matraques et LBD. Juste un soufflet pour des gamins mal élevés mettant en cause le magistère du frère Macron. Avec le mouvement lycéen, nous allons dépasser les 10 000 gardes à vue, l'ONU met en garde la France ? Et alors, c'est mal d'être vu ? Daoud n'a-t-il pas son Point de vue sur les images du monde ?

Que Daoud écrive pour les Français les plus réactionnaires et antimusulmans ? Pourquoi pas. Mais c'est sa besogne de menteur qui nous interpelle quand des lecteurs naïfs le prennent pour un Saint Jean Bouche d'Or décrivant la France comme "la patrie des Droits de l'homme" et l'Algérie pour le pays de Pol Pot. Histoire de rendre nos concitoyens assignés à une "revanche" de la Guerre d'Algérie et à la haine du bougnoule.

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