Le Premier ministre chinois, Li Qiang, a qualifié d'"agression flagrante" l'offensive militaire américano-israélienne contre l'Iran, réaffirmant la ferme opposition de Pékin à cette attaque illégale, lancée en pleine période de négociations et sans autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies.
Cette déclaration a été faite, lundi 19 octobre, à Douchanbé, capitale du Tadjikistan, lors d'un entretien avec le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, en marge de la 25e réunion du Conseil des chefs de gouvernement de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
Il a souligné la position claire et résolue de Pékin contre Washington et le régime de Tel-Aviv, son opposition aux sanctions américaines unilatérales, la nécessité de rétablir le mémorandum d'entente d'Islamabad et le plein soutien de la Chine aux droits légitimes de l'Iran au sein des instances internationales.
Selon l'agence de presse officielle chinoise Xinhua, Li Qiang a par ailleurs insisté sur le fait que la souveraineté et la sécurité de tous les pays doivent être respectées.
Dans cette perspective, il a appelé toutes les parties concernées à privilégier la paix, à reprendre rapidement le dialogue et les négociations, et à régler leurs différends par des voies politiques et diplomatiques, afin de rétablir le calme dans la région.
Le Premier ministre chinois a affirmé que Pékin déployait tous ses efforts pour favoriser la paix et promouvoir le dialogue, conformément aux grandes initiatives défendues par le président Xi Jinping. Il a notamment évoqué une proposition en quatre points consacrée à la paix, à la stabilité et à la sécurité commune en Asie de l'Ouest, qui a trouvé un large écho.
De son côté, Mohammad Reza Aref a souligné que l'Iran accorde une grande importance à ses relations avec la Chine. Il a réitéré la volonté de Téhéran de maintenir des échanges étroits à tous les niveaux, de renforcer une coopération mutuellement bénéfique et d'intensifier la coordination au sein de cadres multilatéraux tels que l'OCS et les BRICS, afin d'approfondir davantage le partenariat stratégique global.
Il a salué le soutien constant de la Chine au multilatéralisme et aux intérêts communs des pays du Sud global, a remercié Pékin pour ses efforts soutenus en faveur de la paix et d'un règlement des conflits, et a exprimé l'espoir d'un retour rapide au mémorandum d'entente d'Islamabad, ainsi que du rétablissement de la paix et de la stabilité dans la région.
Cette réunion de haut niveau s'est tenue dans un contexte marqué par les répercussions persistantes de la guerre d'agression américano-israélienne déclenchée le 28 février 2026 - une agression non provoquée, largement dénoncée pour sa violation des principes du droit international et de la Charte des Nations unies.
Pour rappel, le mémorandum d'entente d'Islamabad, conclu plus tôt cette année sous la médiation pakistanaise, prévoyait la cessation immédiate et définitive des opérations militaires sur tous les fronts, l'engagement de s'abstenir de recourir à la menace ou à l'usage de la force et un cadre pour des négociations plus larges. L'accord a pourtant été violé par les agresseurs.
Cette année marque également le dixième anniversaire du partenariat stratégique global entre l'Iran et la Chine, des relations qui demeurent stables et résilientes malgré les pressions américaines.
L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dont l'Iran est membre à part entière, a par ailleurs publié une déclaration exprimant sa vive préoccupation face aux frappes militaires contre l'Iran ; elle y qualifie l'usage de la force d'inacceptable et appelle au respect de la souveraineté, de la sécurité et de l'intégrité territoriale du pays.
