
par Bruno Guigue
Pendant que 800 000 Français défilaient dans les rues contre la vie chère, que les provocateurs faisaient leur sale boulot, et que les soi-disant forces de l'ordre salopaient le leur en gazant les manifestants et en laissant faire les pillards, que faisait le marquis poudré de l'Élysée ?
Il frétillait du croupion au concert de Céline Dion, accompagné de la marquise qui se déhanchait frénétiquement comme une hétaïre en furie.
Devant le spectacle d'un pays en crise, d'un peuple qui n'en peut plus, de la violence des flics et de celle des casseurs, ce couple néronien nous envoie à la figure tout son mépris, toute sa suffisance.
Dix ans de macronisme, dix ans de malheur ! Lancé sur le marché aux illusions comme une savonnette, le gigolo de la finance s'est installé à l'Élysée il y a une décennie, et il s'est cramponné au fauteuil comme un enragé.
2017, 2022 : double forfaiture ! À chaque fois, adoubé par l'oligarchie, l'arrogant morveux de chez Rothschild a gagné un match truqué. À chaque fois, la caste journalistique a justifié ses émoluments en passant consciencieusement la serpillière pour ce freluquet.
Propulsé au firmament cathodique, le jeune banquier rompu au marketing a vendu son rêve de pacotille. Mais s'il l'a emporté sur ses concurrents, c'est parce qu'il y avait promotion sur les ventilateurs !
Macron, c'est un courant d'air. Adepte de la pensée magique, ce type n'a cessé de faire des moulinets avec ses bras. Jouant de sa belle gueule et de ses rouflaquettes, pendant dix longues années, le gigolo de la caste a investi l'espace médiatique pour y déverser sa bouillie pour les chats.
Aujourd'hui, ce Macron qui roulait des mécaniques n'est plus qu'un résidu, une chiure, une trace suspecte laissée sur une France blessée qui le vomit.
Ce charlatan est le symptôme morbide du délitement d'une société laminée par le rouleau compresseur capitaliste, évidée par l'égoïsme des hyper-riches, vendue à l'encan par des dirigeants pourris.
Pendant dix ans, cet imposteur stipendié a ruiné la France, gavé les milliardaires, insulté les travailleurs et prostitué notre politique étrangère.
Mais peu importe ! Content de lui, sans remords, il nous laisse un champ de ruines : une société malade de ses inégalités, des pauvres toujours plus pauvres, une dette publique colossale, des services publics laminés.
En avril prochain, ce noceur aux traits tirés, déjà vieilli par l'infamie, devra passer la main. Fatigué de ses mensonges, épuisé par le stupre, il va devoir assurer sa succession au service de ses maîtres.
Comment ? On le devine : en servant la soupe au RN qui le lui rend bien, après tout, en refusant la censure.
Acteur de série B dont le rimmel a fini par dégouliner, le godelureau au sourire carnassier va quitter la scène élyséenne. Il va retourner à la banque d'affaires, son vrai métier.
Là-bas, plus besoin de mentir, de faire illusion, de jouer au sauveur de la nation : il continuera à faire la pom-pom girl pour le capital, mais sans fard, sans discours, sans baratin, au service exclusif de son altesse le pognon-roi.
En attendant, toujours prêt à se rendre utile, le chevalier servant de l'oligarchie fait matraquer la jeunesse pour jeter de l'huile sur le feu, déchaîner la guerre civile : l'incendie qui vient sera tout bénéfice pour celle qui se prépare à prendre la relève, non ?
Face aux jeunes révoltés par l'injustice, le chef de la milice élyséenne sonne le ralliement du parti de l'ordre. Il attise les haines pour préparer la prise du pouvoir par ceux qui font de la haine leur fonds de commerce, ces fachos qui sont en embuscade et qui attendent leur heure.
Et si jamais la manœuvre réussit, ce sera la dernière lâcheté, la suprême perversité du macronisme.
Le couple élyséen qui se trémousse devant la colère du peuple en conspirant à son malheur, qui jubile à l'avance du tour de passe-passe qu'il prépare, comme une suprême infamie : l'ultime coup de poignard dans le dos des Français !
source : Bruno Guigue