🗺️ 20/10/2026 french.presstv.ir  4min 4 #330619

Les États-Unis sont le principal obstacle aux efforts diplomatiques (porte-parole du ministère des A.e.)

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L'Iran affirme qu'il répondra à toute nouvelle attaque, laissant ouverte la porte de la diplomatie, et qualifie les exigences excessives des États-Unis de "principal obstacle" aux progrès des efforts diplomatiques.

"L'ère de l'impunité est révolue", a déclaré ce mardi 20 octobre le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse, et a souligné : "Nous avons démontré dans les faits que nous ne laisserons aucune attaque sans réponse. Nous répondrons de manière égale, voire plus vigoureusement."

Il a réagi à des informations faisant état d'une attaque éventuelle des États-Unis contre le mont Kolang, dans la province d'Ispahan (centre), où Washington prétend que l'Iran conserve son uranium hautement enrichi.

"Nos forces armées sont prêtes à repousser toute action des agresseurs", a réaffirmé Baghaï.

Baghaï a indiqué que Téhéran avait fait part de ses exigences à Washington par l'intermédiaire du Qatar, mais qu'il jugeait la réponse américaine insuffisante.

"Nos exigences étaient claires, mais la réponse des États-Unis était insuffisante", a-t-il déclaré, ajoutant que la République islamique d'Iran continuait à réclamer ses "sept conditions" antérieures.

Le mois dernier, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, le général de division Mohsen Rezaï, a déclaré que Téhéran avait transmis ses sept conditions préalables à Washington par l'intermédiaire de médiateurs qatariens et qu'il attendait la réponse du président américain Donald Trump.

"Nos conditions sont les claires : cessation de la guerre sur tous les fronts, dégel de nos fonds et levée du blocus naval", a ajouté Baghaï qui les a qualifiés de parfaitement raisonnables. "Il est dans l'intérêt de Washington d'accepter ces conditions", a-t-il ajouté.

Baghaï a également évoqué le "plan de sept jours" transmis par l'Iran pour la réouverture conditionnelle du détroit d'Ormuz -que la République islamique d'Iran a fermé en représailles à l'agression non provoquée israélo-américaine et aux violations américaines persistantes.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a considéré les "exigences excessives" de Washington comme le principal obstacle à la mise en œuvre de ce plan.

Cependant, malgré la passivité de Washington et le non-respect de ses engagements, Baghaï a affirmé que l'Iran n'abandonnerait pas la diplomatie si celle-ci offrait une chance d'empêcher une nouvelle escalade.

"La sécurité régionale assurée sans intervention étrangère"

Baghaï a rejeté les accusations selon lesquelles l'Iran tenterait de dominer le détroit d'Ormuz, affirmant que l'approche de Téhéran était axée sur la paix plutôt que sur l'hégémonie régionale.

Abordant les tensions autour de cette voie maritime, le porte-parole de la diplomatie iranienne a déclaré que le problème fondamental résidait dans l'agression militaire des États-Unis et du régime israélien contre l'Iran.

Il a également exhorté les pays riverains du golfe Persique à empêcher que leurs territoires ne soient utilisés pour mener des agressions militaires contre la République islamique d'Iran, arguant que l'accueil de forces impliquées dans de telles agressions sapait les relations de bon voisinage.

"Les pays de la région ont constaté que la présence militaire américaine n'est pas gage de sécurité ; au contraire, elle engendre de l'insécurité", a-t-il affirmé, réitérant le soutien de Téhéran au dialogue entre les pays de la région.

L'Iran s'oppose à l'intervention militaire au Yémen

Commentant la récente réunion ministérielle de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), Baghaï a indiqué que l'Iran avait empêché l'inclusion de deux paragraphes concernant le Yémen dans la déclaration finale de l'OCI, arguant qu'ils risquaient de diviser les pays musulmans.

Il a estimé que la crise au Yémen devait être résolue par le dialogue plutôt que par la force et s'est opposé à toute nouvelle intervention des pays de la région dans les affaires du Yémen.

Relations avec la Russie et la Chine

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que les relations de l'Iran avec la Russie et la Chine étaient fondées sur le respect mutuel et des intérêts communs.

Esmaïl Baghaï a qualifié les relations avec la Russie de "très bonnes", précisant que la récente visite du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Téhéran s'inscrivait dans le cadre des consultations régulières entre les deux pays.

Il a rejeté les spéculations selon lesquelles la visite du chef de la diplomatie russe indiquerait que l'Iran était entré dans des négociations sur le nucléaire civil.

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