Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a rejeté les appels des États-Unis à une condamnation internationale de l'Iran au sujet de la fermeture du détroit d'Ormuz, affirmant que Washington tente de se poser en victime alors même qu'il a mené une agression contre la République islamique d'Iran.
Il a formulé ces remarques dans un message rendu public mercredi 21 octobre sur X, en réaction aux récentes allégations du secrétaire d'État américain, Marco Rubio, qui a appelé la communauté internationale à condamner l'Iran pour avoir prétendument semé l'insécurité dans le golfe Persique.
"En moins de neuf mois, ils ont attaqué l'Iran à deux reprises, en pleine négociation. Ils ont massacré nos enfants à Minab, tué nos filles à Lamerd, assassiné nos dirigeants et intensifié les pressions sur les Iraniens au moyen de sanctions économiques", a-t-il écrit.
Après avoir ouvertement violé le mémorandum d'entente d'Islamabad qui a été signé pour mettre fin à la guerre, ils prétendent avoir remporté la victoire tout en appelant le monde à condamner l'Iran, lit-on dans son poste.
"Vous ne pouvez pas mettre le feu aux poudres, plonger la région dans le chaos, puis vous poser en accusateurs et demander aux autres de condamner la victime. Vous ne pouvez pas vous soustraire à vos responsabilités en inversant les rôles d'agresseur et de victime", a-t-il poursuivi.
Dans son poste, le porte-parole de la diplomatie iranienne a indiqué que les violations du droit international et l'agression militaire des États-Unis et du régime sioniste se trouvent à l'origine des troubles qui secouent la région et l'insécurité économique et énergétique. "N'oublions pas que le monde en paie aujourd'hui le prix", a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient alors que les efforts diplomatiques visant à trouver une issue à la confrontation entre l'Iran et les États-Unis restent dans l'impasse.
Téhéran refuse d'assouplir les restrictions imposées au transit par le détroit d'Ormuz. Les autorités iraniennes affirment que la réouverture complète de cette voie maritime stratégique pour le transport international de l'énergie interviendra lorsque les États-Unis auront définitivement mis fin à leur agression, levé leur blocus maritime et les sanctions imposées à l'Iran.
La République islamique d'Iran a précisé qu'elle ne renoncera pas aux pressions américaines et qu'elle répondra avec fermeté à tout nouvel acte d'agression contre son territoire.
