Les Émirats arabes unis (EAU) ont officiellement présenté la candidature de leur diplomate Lana Nusseibeh au poste de Secrétaire Général(e) de l'ONU, pour prendre la succession d'Antonio Guterres, dont le mandat expire le 31 décembre.
Âgée de 48 ans, Mme Nusseibeh descend d'une famille de notables palestiniens. Son père a émigré aux EAU où elle est elle-même née, et où elle a servi la diplomatie de cette pétro-monarchie.
À ce titre, elle a été directement impliquée dans la collaboration des Émirats avec le régime génocidaire israélien, de même que dans les menées génocidaires soutenues par les EAU au Soudan.
Le processus de désignation du Secrétaire Général accorde un rôle majeur au Conseil de Sécurité de l'ONU.
Les 15 membres du Conseil dont 5 sont permanents (Chine, États-Unis, Russie, Royaume-Uni et France) et les 10 autres élus pour 2 ans doivent s'accorder sur un nom, qui est ensuite soumis à l'approbation des 193 membres de l'Assemblée Générale.
Bien que cela ne soit pas inscrit dans les statuts de l'ONU, on considère que si un ou plusieurs des membres permanents oppose(nt) un véto à un candidat, celui-ci est mécaniquement recalé.
Il y a eu depuis le printemps 6 séances de votes indicatifs au sein du Conseil de Sécurité, dont aucun n'a été concluant. Lana Nusseibeh ne figurait pas parmi les candidats en lice lors de ces précédents votes.
