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Marco Rubio et le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abderrahmane Al Thani
Marco Rubio et Mohammed ben Abderrahmane Al Thani ont discuté de nouveaux efforts de désescalade avec l'Iran. Doha veut obtenir un accord garantissant la liberté de navigation à Ormuz, avant d'élargir les négociations à un règlement régional.
Marco Rubio et le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, ont discuté le 22 octobre des efforts diplomatiques visant à réduire les tensions avec l'Iran et à relancer une issue négociée au conflit. Lors d'un entretien téléphonique, le secrétaire d'État américain a salué le rôle du médiateur de Doha et réaffirmé l'engagement de Washington en faveur de la sécurité du Qatar et de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz.
Doha cherche depuis plusieurs mois à maintenir un canal entre Washington et Téhéran. Le Premier ministre qatari a rappelé que l'objectif était d'aboutir à un accord garantissant la circulation maritime et ouvrant la voie à une paix régionale plus durable. Le Qatar a déjà facilité plusieurs échanges de messages entre les deux camps et travaille parallèlement avec le Pakistan, lui aussi engagé dans une médiation.
Toujours les mêmes impasses
Cette nouvelle séquence intervient après l'échec des discussions organisées autour de l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre. Les négociations avaient alors débouché sur une impasse, poussant Rubio à demander le départ de la délégation iranienne de New York. Les médiateurs qataris avaient néanmoins poursuivi leurs contacts avec les deux parties.
Les divergences restent importantes. Washington exige toujours qu'un éventuel accord empêche définitivement l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire. Rubio a encore rappelé le 21 octobre que Donald Trump n'accepterait aucun dispositif laissant à Téhéran une voie vers une bombe. L'Iran demande de son côté un allègement des sanctions, des garanties sécuritaires et un règlement des tensions autour d'Ormuz.
Le Qatar tente donc de transformer la désescalade maritime en première étape d'un compromis plus large. Aucun accord n'est encore annoncé, mais la reprise des échanges Rubio-Al Thani confirme que Doha reste l'un des principaux intermédiaires entre Washington et Téhéran.