🗺️ 25/10/2026 french.presstv.ir  3min ⁎️ 5 #331097

L'Iran n'a soumis aucune nouvelle proposition au médiateur pakistanais concernant le détroit d'Ormuz (rapport)

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Une source bien informée a démenti les allégations des médias selon lesquelles l'Iran aurait soumis de nouvelles propositions au médiateur pakistanais concernant le détroit d'Ormuz, soulignant que le plan en sept points déjà élaboré par Téhéran - lequel définit ses conditions pour la réouverture de cette voie maritime stratégique - avait d'ores et déjà été transmis aux Américains.

S'exprimant samedi auprès de l'agence de presse Tasnim, la source a qualifié de "mensonges et affabulations" les informations de la chaîne saoudienne Al-Arabiya, dénonçant ce qu'elle a présenté comme une tendance de ce "pseudo-média" à diffuser de fausses informations sur l'Iran.

Selon des informations rapportées par Al-Arabiya, l'Iran aurait proposé de rouvrir le détroit d'Ormuz en échange de la levée du blocus maritime américain.

"L'Iran n'accepte aucun arrangement fondé sur l'équation : le détroit d'Ormuz en échange du blocus", a déclaré la source.

Téhéran contourne plutôt les restrictions par ses propres moyens et finira par les briser, a ajouté la même source.

Le responsable bien informé a souligné que le plan iranien sur sept jours, qui inclut les exigences de Téhéran concernant la réouverture du détroit d'Ormuz, avait été préalablement transmis à la partie américaine par l'intermédiaire de médiateurs.

Tant que toutes les exigences de l'Iran ne seront pas satisfaites, notamment la levée des entraves visant les ports et le transport maritime iraniens, l'insécurité imposée par l'ennemi américain dans le détroit d'Ormuz ne sera pas éliminée.

"Le monde entier sait parfaitement que l'insécurité dans le détroit d'Ormuz est due aux actes agressifs et interventionnistes des États-Unis", a déclaré la source avant d'ajouter: "C'est pourquoi mettre fin à ces actions illégales constitue une exigence partagée par les pays de la région et par le reste du monde."

Le mémorandum d'entente d'Islamabad a été conclu en juin, à la suite de l'agression américano-israélienne qui avait débuté fin février. L'accord prévoyait la cessation des hostilités sur tous les fronts, la levée du blocus naval illégal imposé par les États-Unis aux ports iraniens, le rétablissement du trafic commercial à travers le détroit d'Ormuz, ainsi que l'ouverture ultérieure de négociations sur d'autres questions.

Des responsables iraniens, dont le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, ont déclaré à maintes reprises que Téhéran demeure ouvert à la diplomatie, mais qu'il exige la mise en œuvre intégrale des engagements antérieurs ainsi que le respect de ses conditions légitimes, préalablement à toute réouverture de la voie navigable ou à toute reprise de négociations plus larges.

Les récentes visites de haut niveau de responsables pakistanais - parmi lesquels le chef de l'armée, le maréchal Asim Munir, et le ministre de l'Intérieur, Mohsen Naqvi - s'inscrivent dans le cadre d'efforts de médiation continus, au cours desquels l'Iran a fait valoir ses positions fermes sur la nécessité de lever le blocus et de rétablir la sécurité selon des modalités définies par Téhéran.

Le détroit d'Ormuz est resté sous contrôle iranien dans le contexte de cette confrontation. Les autorités iraniennes ont souligné que toute solution doit nécessairement passer par la fin des actions interventionnistes des États-Unis et le respect, par ces derniers, de leurs obligations ; elles rejettent toute formule, nouvelle ou remaniée, qui ferait abstraction des exigences de Téhéran.

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