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L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan à Téhéran pour éviter une nouvelle guerre régionale

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© Getty Images

Affiche à Téhéran, en Iran. [Image d'illustration]

L'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont envoyé de hauts responsables à Téhéran pour empêcher une nouvelle escalade régionale. Deux priorités dominent les discussions, selon des responsables régionaux : éviter une reprise de la guerre entre l'Iran et les États-Unis et mettre fin aux attaques des rebelles houthis contre le royaume.

Une rencontre diplomatique exceptionnelle s'est tenue lundi 26 octobre à Téhéran. Des responsables saoudiens, turcs et pakistanais se sont entretenus avec les dirigeants iraniens pour tenter de désamorcer les tensions régionales, alors que les menaces d'une reprise des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran se multiplient.

Tehran quadrilateral meeting; A step toward strengthening regional cooperation  t.co

- IRNA News Agency ☫ (@IrnaEnglish)  October 27, 2026

La délégation conjointe réunissait le ministre saoudien de la Défense Khaled ben Salmane, le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir et le directeur du renseignement turc Ibrahim Kalin. Les trois pays sont liés par le "Pacte de La Mecque", un accord de défense mutuelle conclu en août dernier. Leur déplacement conjoint dans la capitale iranienne témoigne de l'urgence de la situation.

Éviter la reprise d'un conflit régional

Deux dossiers dominent les discussions. Le premier concerne le risque d'une nouvelle confrontation entre Washington et Téhéran. Les trois puissances souhaitent relancer les négociations et éviter un embrasement susceptible de déstabiliser l'ensemble du Moyen-Orient et de menacer notamment les infrastructures énergétiques et le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.

Le second dossier concerne le Yémen. L'Arabie saoudite fait face à une intensification des attaques des rebelles houthis, soutenus par l'Iran, contre son territoire et ses installations pétrolières. Riyad cherche en particulier à obtenir de Téhéran qu'il use de son influence sur les rebelles pour réduire les hostilités.

La démarche illustre un changement d'approche. Malgré leurs différends avec la République islamique, les trois pays privilégient une négociation directe afin de protéger leurs intérêts sécuritaires et économiques. Le Pakistan et la Turquie pourraient aussi faciliter les échanges entre Washington et Téhéran.

À l'issue des rencontres, les quatre pays sont convenus de poursuivre leurs discussions sur la sécurité régionale. Aucun accord concret n'a toutefois été annoncé.

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