🧪 28/10/2026 reseauinternational.net  5min ⁑️ 9 #331393

Une technologie testée sur la face cachée de la Lune utilisée par la Chine contre la désertification

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Le magazine GEO nous invite à nous intéresser au Xinjiang, la région autonome ouïghoure mais, extraordinaire surprise, ce n'est pas pour nous faire partager le pseudo génocide d'une population qui a doublé (ce qui déjà met à mal l'idée du génocide) mais pour nous faire partager des innovations remarquables en matière de lutte contre la désertification à travers la grande campagne de "la grande muraille verte" engagée contre les sables qui autrement avanceraient inexorablement... mais là nous avons le lien entre cette grande muraille et la longue marche celle qui désormais va vers l'espace et échange les expérimentations sur terre et dans l'espace pour que l'humanité s'approprie et élargisse son environnement... Ce n'est d'ailleurs pas le seul exemple de cet échange avec l'espace puisque nous avons également des scientifiques chinois qui ont créé un catalyseur puissant pour transformer l'air martien en carburant pour fusées.

Une étude conclut que la production de méthanol sur la planète rouge à partir du dioxyde de carbone présent dans l'atmosphère "est techniquement réalisable dans une certaine mesure". Étonnez-vous après cela que la Chine accorde à ses scientifiques la place qu'ici nous accordons au show bizz en manière de vedettariat.

Danielle Bleitrach

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par Elodie Falco

Depuis des années, la Chine peine à freiner l'expansion de son désert. Alors que sa sécurité alimentaire s'en voit plus que jamais menacée, le pays se tourne vers une solution surprenante, qui a déjà fait ses preuves bien au-dessus de nos têtes, lors de missions d'exploration spatiale.

Dans l'ouest de la Chine, dans les étendues arides du  Xinjiang, la région autonome ouïghoure, une nouvelle bataille se joue pour contrer l'avancée du désert. Pékin vient de lancer une vague de projets destinés à protéger les terres agricoles menacées par l'érosion, les tempêtes de sable et la salinisation des sols. L'Empire du Milieu veut empêcher la disparition de ses zones cultivables sous les dunes du Taklamakan, l'un des plus vastes déserts de sable mouvant au monde.

Les chercheurs de l'Académie chinoise des sciences veulent ériger autour de ces terrains ce qu'ils appellent une "barrière écologique", expose le  South China Morning Post, dimanche 17 mai. Le plan fait amplement partie de la campagne nationale dite de "la grande muraille verte", engagée depuis des décennies pour contenir les effets du changement climatique et des activités humaines sur le pays.

Une ceinture verte faite de fibres de basalte

Pour parvenir à ses fins, la  Chine a choisi de s'aider d'une technologie pour le moins étonnante, initialement développée dans le cadre de son programme spatial. Les scientifiques locaux ont jeté leur dévolu sur des fibres de basalte, un matériau obtenu à partir de  roche volcanique chauffée à très haute température. Celles-ci sont capables non seulement de renforcer les sols, mais aussi de limiter le déplacement du sable soufflé par le vent, de quoi stabiliser les bordures du désert et protéger les infrastructures ainsi que les cultures environnantes.

Autour du Taklamakan, plusieurs barrières de ce type sont en cours d'installation pour expérimentation. Mais à l'origine, cette solution n'avait pas du tout été conçue pour l'agriculture.

Une technique éprouvée ailleurs que sur Terre

Ce système a d'abord été testé en 2024, lors de la mission lunaire  Chang'e 6, la première à avoir rapporté des échantillons provenant de la face cachée de la Lune. La sonde spatiale y a emmené et déposé un drapeau chinois fabriqué à partir de ces mêmes fibres volcaniques, conçu par des ingénieurs de l'université textile de Wuhan pour résister aux variations de température extrêmes et au rayonnement ultraviolet. L'objectif était que le drapeau préserve à travers le temps, et face à ces conditions exceptionnelles, toute sa couleur.

Le réemploi de ces fibres sur Terre, pour lutter contre la désertification, sert autrement les ambitions spatiales du pays. Pékin et Moscou prévoient toujours de construire une Station internationale de recherche lunaire près du pôle Sud de la Lune d'ici 2035. Les recherches sur ces matériaux pourraient être in extenso utilisées pour les futures  bases lunaires et pour les grands projets environnementaux terrestres.

Dans le Xinjiang, les scientifiques étudient également d'autres matériaux, comme les cendres volantes issues des centrales à charbon, qu'on retrouve déjà incorporées dans certains éléments de construction. Pei Liang, l'un des chercheurs à l'œuvre sur ce dossier, affirme que ces nouvelles méthodes pourraient "augmenter de 50% l'efficacité des constructions anti-désertification" tout en réduisant les coûts "d'environ 30%". Une manière intelligente de recycler les déchets industriels de cette puissance asiatique ?

source :  Geo via  Histoire et société

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