🗺️ 29/10/2026 rtenfrancais.tv  2min ⁎️ 2 #331537

Jamais dire jamais : Peskov sur les choix européens concernant le gaz russe

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Source: Gettyimages.ru

Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a critiqué le projet européen de renoncer au gaz russe et de laisser les gazoducs Nord Stream à l'arrêt. Il a dénoncé une politique qui prive l'économie européenne d'un avantage majeur et a invité Bruxelles à ne pas fermer définitivement la porte à Moscou.

"Ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils étaient assis." C'est ainsi que le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a commenté la position de Bruxelles concernant le gaz russe. Il a critiqué le refus de l'Union européenne (UE) de reprendre ses importations, même si la situation en Ukraine venait à évoluer. Interrogé le 29 octobre par le média russe Izvestia sur l'abandon des approvisionnements russes et le maintien à l'arrêt des gazoducs Nord Stream, il a jugé une telle ligne politique contraire aux intérêts économiques des Européens.

Selon lui, l'économie européenne stagne. Elle conserve une puissance considérable, mais l'énergie russe bon marché, en particulier le gaz livré par gazoduc, a longtemps soutenu sa compétitivité et sa prospérité. En s'en privant, les pays de l'UE renoncent à un avantage dont bénéficiaient leurs usines comme leurs consommateurs.

L'UE maintient pourtant son calendrier de sortie. Le règlement adopté en janvier 2026 prévoit la fin des importations de gaz naturel liquéfié russe sous contrats à long terme début 2027, puis celles du gaz acheminé par gazoduc à l'automne. En 2025, la Russie représentait encore environ 13 % du gaz importé par les Vingt-Sept.

La question du coût de l'énergie revient au premier plan. Le 28 octobre, le prix de référence du gaz sur la plateforme néerlandaise Title Transfer Facility a brièvement atteint 100 euros le mégawattheure, pour la première fois depuis décembre 2022. Les perturbations du transport de gaz naturel liquéfié depuis le Moyen-Orient ont contribué à la hausse. Pour l'industrie européenne, notamment la chimie et la sidérurgie, le renchérissement du combustible constitue une pression supplémentaire.

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