🧱 30/10/2026 reseauinternational.net  5min ⁎️ 5 #331677

Plainte de l'Iran contre les menaces des États-Unis et d'Israël

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par Gholamhossein Darzi

D'ordre de mon Gouvernement et comme suite à nos précédentes lettres concernant l'odieuse agression des États-Unis qui se poursuit et les menaces d'emploi de la force contre la souveraineté et l'intégrité territoriale de la République islamique d'Iran, je tiens à appeler de toute urgence votre attention, ainsi que celle des membres du Conseil de sécurité, sur les menaces existentielles éhontées récemment proférées par le président des États-Unis, qui envisage d'employer contre l'Iran la munition massive à effet de souffle GBU-43/B, également connue sous le nom de "Mère de toutes les bombes", ainsi que sur les nouvelles menaces d'agression militaire brandies par le régime israélien et son intention déclarée de prendre pour cible l'ensemble des infrastructures énergétiques iraniennes.

• Le 15 octobre 2026, des médias américains ont rapporté que la Maison Blanche et le Pentagone avaient élaboré des scénarios militaires prévoyant la possibilité de l'emploi de la munition massive à effet de souffle contre l'Iran. Ce même jour, le président des États-Unis a évoqué cette arme lors d'un entretien télévisé et menacé de lancer de nouvelles frappes contre l'Iran.

• Le 18 octobre 2026, selon des informations relayées par les médias, le ministre de la Guerre du régime israélien, Israel Katz, a déclaré qu'Israël était prêt à attaquer l'Iran et que "toutes les cibles énergétiques" seraient visées lors des nouvelles offensives, l'objectif affiché étant de ramener l'Iran à l'"âge de pierre". Il a ajouté que les États-Unis et Israël avaient largué au total 35 000 bombes sur l'Iran et affirmé que leur campagne militaire n'était pas terminée.

• Le même jour, le premier ministre du régime israélien, un criminel de guerre sous mandat d'arrêt international, a ouvertement réaffirmé son intention criminelle de déclencher préventivement une nouvelle guerre d'agression contre l'Iran. Il est extrêmement préoccupant de constater que le silence et le soutien explicite de membres du Conseil de sécurité n'ont fait que le conforter dans ses desseins génocidaires.

Ces menaces incessantes, qui s'inscrivent dans le cadre des guerres d'agression lancées le 13 juin 2025 et le 28 février 2026 par les États-Unis et Israël contre l'Iran, ainsi que les attaques délibérées dirigées contre les civils et les infrastructures critiques iraniennes, risquent sérieusement d'entraîner de nouvelles violations du droit international, dont les conséquences humanitaires et environnementales pourraient être catastrophiques. Elles font peser de sérieuses menaces sur la paix et la sécurité régionales et internationales, situation qui est entièrement le fait des États-Unis d'Amérique et du régime israélien, et de quiconque se rend directement ou indirectement complice de leurs actes d'agression et de terrorisme d'État.

Menacer d'employer la munition massive à effet de souffle contre les infrastructures civiles iraniennes et de prendre pour cible l'ensemble des infrastructures énergétiques de l'Iran constituerait, entre autres, une violation grave du droit international. Toute tentative visant à terroriser la population iranienne ou toute menace de destruction délibérée d'infrastructures civiles critiques constituent une nouvelle série de violations graves du droit international humanitaire, dont les conséquences humanitaires et environnementales pourraient être lourdes et potentiellement durables, et engagent encore la responsabilité des États-Unis et du régime israélien.

Les États-Unis et le régime israélien ont démontré à maintes reprises qu'ils s'affranchissaient des règles du droit international, notamment des obligations que leur font les quatre Conventions de Genève de 1949 et le droit international humanitaire coutumier.

Compte tenu de la gravité et de l'urgence de la question, la République islamique d'Iran prie le secrétaire général et le Conseil de sécurité de :

1. demander instamment aux États-Unis et au régime israélien de cesser leurs menaces illégales et de se conformer pleinement aux obligations que leur font la Charte des Nations unies et les normes impératives du droit international ;

2. condamner catégoriquement la menace d'une attaque dirigée contre l'Iran, notamment contre ses infrastructures civiles critiques, à des fins de coercition et d'intimidation ;

3. prendre sans tarder des mesures, dans le cadre de leur mandat respectif, notamment en convoquant d'urgence une séance du Conseil de sécurité, pour contrer les menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité régionales et internationales et veiller à ce que les États-Unis et le régime israélien scélérat répondent de leurs actes ;

4. veiller à ce que les États-Unis et le régime israélien répondent des dommages causés chaque jour à l'Iran par des faits internationalement illicites et à ce que des réparations intégrales soient accordées à celui-ci.

Le Conseil de sécurité ne saurait rester silencieux face à des menaces explicites de nouvelles agressions et de destruction d'infrastructures civiles critiques. L'inaction ne ferait qu'affaiblir davantage la Charte et l'ordre juridique international sur lesquels se fonde le système des Nations unies.

La République islamique d'Iran réaffirme son droit naturel de légitime défense, consacré par l'Article 51 de la Charte des Nations unies, ainsi que sa détermination à prendre toutes les mesures qui s'imposent contre toute source de menace dirigée contre son peuple, sa souveraineté, son intégrité territoriale et ses intérêts nationaux essentiels. Si le Conseil de sécurité ne s'acquitte pas de ses responsabilités, l'Iran exercera son droit de légitime défense et réagira avec détermination, conformément au droit international, afin de défendre ses intérêts nationaux suprêmes. Les États-Unis et le régime israélien porteront l'entière responsabilité des conséquences de tout nouvel acte d'agression, notamment le risque d'une escalade imprévisible et incontrôlable.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire distribuer le texte de la présente lettre comme document du Conseil de sécurité.

source : ONU S/2026/827 via  Réseau Voltaire

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